Baugé s'inquiète pour la piste française


Deux médailles de bronze, grâce à Benjamin Thomas et Donavan Grondin sur la course à l’américaine, et grâce à Florian Grengbo, Rayan Helal et Sébastien Vigier en vitesse par équipes. Tel a été le maigre bilan de l’équipe de France de cyclisme sur piste lors des derniers JO de Tokyo. Les Bleus, qui se sont bien rattrapés lors des championnats d’Europe (10 médailles dont 2 en or) début octobre, espèrent faire mieux qu’à Tokyo lors des championnats du monde, qui débutent ce mercredi à Roubaix.

Baugé : "Nous, on n'avance plus beaucoup"


Mais Grégory Baugé, ancien nonuple champion du monde de vitesse individuelle et par équipes, retraité depuis le mois de janvier, n’est pas très confiant. La France, nation majeure de la piste dans les années 2000 (sept médailles et n°1 au tableau des médailles en 2001, sept médailles en 2008 et en 2010), a reculé dans la hiérarchie, constate l’ancien pistard dans les colonnes du Parisien. « Le constat que je fais, c’est que, depuis 2018, cela ne va pas en s’améliorant. La piste en France n’a plus la même aura. On a une nation très dominante, les Pays-Bas, et d’autres, moins costaudes, qui progressent. Nous, on n’avance pas beaucoup. On a des jeunes, il faut les faire travailler dans la tactique, la technique, tous les aspects liés à la performance. Ils ont besoin de plus d’accompagnement. Au niveau encadrement, il faudrait être plus solides. (...) Par rapport à Londres (2012) et Rio (2016), il y a plus de moyens humains et financiers. Mais ça ne suffit pas. Que ce soit en sprint ou en endurance, le potentiel est pourtant là. Il y a beaucoup d’axes d’amélioration. Le système doit évoluer. On a besoin de faire bouger les choses, on ne peut plus continuer comme ça. Il manque par exemple une figure forte, un meneur à la Fédération. » Comme lui, par exemple ?

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