Real Madrid : Navas, dernière occasion de briller ?

Panoramic

« Le jour où je pense que je ne pourrais plus être titulaire, je partirai » avait déclaré en octobre dernier un Keylor Navas devenu remplaçant. Depuis, la situation du portier costaricien n’a pas vraiment changé. Indéboulonnable sous l’ère Zidane, il est aujourd’hui relégué sur le banc. La faute notamment à la direction madrilène rêvant d’un nom plus clinquant dans ses cages. L’arrivée de De Gea avait un temps été évoquée mais l’entraineur français s’y était opposé, renouvelant pleinement sa confiance à Navas. Mais le départ de Zidane aura finalement raison de celui qui a été sacré meilleur gardien de l’année 2018 par l’UEFA. Florentino Perez en profite pour assouvir ses caprices en déboursant 35 millions d’euros pour enrôler Thibault Courtois, demi-finaliste de la Coupe du Monde.

Navas - Courtois

Se retrouvant avec deux très bons remparts, Julen Lopetegui choisit alors, pendant ses 4 mois de mandat, de partager le temps de jeu entre les deux joueurs : le championnat pour Courtois, la Ligue des Champions et la Coupe du Roi pour Navas. Mais l’arrivée de Santiago Solari va bouleverser cet équilibre. L’Argentin prend la décision forte de confier les clés du camion au gardien belge. Exit, Navas qui devra se contenter de la Coupe du Roi.

Une situation qui, forcément, ne convient pas au joueur de 32 ans. Même s’il a renouvelé son contrat avec le Real jusqu’en 2021, il songe fortement à un départ cet été. Au club depuis 2014, il refuse l’étiquette de doublure, et on le comprend. Celui qui a été l’un des artisans des 3 Ligues des Champions remportées par les Madrilènes se retrouve cette saison avec tout juste 13 matchs au compteur (Supercoupe de l’UEFA, 3 en Liga, 3 en Ligue des Champions, 6 en Coupe du Roi).

Alors que son bilan est de 0,9 but encaissé par match cette saison, Navas continue d’être quasi irréprochable. On ne peut pas en dire autant de Courtois. Bon mais loin d’être impérial, l’ancien des Colchoneros n’est pas toujours des plus rassurants. Comme par exemple face à Alavés où sa sortie hasardeuse coûtera la défaite à la 94ème minute. Comparativement à Navas la saison dernière, les statistiques du Belge en Liga ne sont pas des plus reluisantes (65,4% d’arrêts par tir, 28 buts encaissés en 22 rencontres). Les Merengue ne possèdent d’ailleurs que la huitième meilleure défense du championnat. Certes, les errements de certains n’aident pas, mais cela n’explique pas tout.

De son côté, le Costaricien espère toujours faire changer d’avis Solari et ainsi retrouver sa place de numéro un. Son seul moyen d’expression, la Coupe du Roi. « Je ne joue pas en pensant que je dois briller. Ma situation a beaucoup changé. Ce n’est pas facile de jouer tous les mois et demi. Tu dois être bien mentalement », avait expliqué Navas après le quart de finale face à Girona. Au programme des demies, une double opposition face au Barça, dont il a plutôt bien géré le premier acte. Celui qui a disputé déjà 9 Clasicos a remporté son face à face contre Malcom à la 19ème minute. Il a ensuite effectué une belle parade sur une frappe de Suarez à la demi-heure de jeu. Sa sortie dans les pieds de Jordi Alba amènera cependant l’égalisation. Ce mercredi (21h sur beIN SPORTS 1) il tentera d’être encore plus décisif pour, peut-être, son dernier Clasico. A moins que le match de ce soir redistribue les cartes pour celui de samedi…

vidéo : Le résumé du match aller