Renard-Diacre, une entente pas si cordiale

Reuters

C’est un secret de Polichinelle: Wendie Renard et Corinne Diacre ne sont pas les meilleures amies du monde. Il faut dire que leur histoire a débuté avec un premier accrochage, lorsque la sélectionneure des Bleues a destitué la défenseure de 28 ans de son rôle de capitaine peu de temps après son intronisation en septembre 2017. Dès lors, les rapports entretenus par les deux femmes se sont considérablement refroidis.

Interrogée sur le sujet par RMC Sport, la Martiniquaise a défini leur relation comme "normale" avant d’ajouter: "Je suis une joueuse de l'équipe de France. Tout ce qui m'intéresse, c'est de me donner à 100%. Je continue à tout faire pour travailler et à porter le maillot de mon pays. Après, on discute s'il faut discuter sur le terrain, et en dehors chaque personne fait sa vie", a ainsi lancée la défenseure de l’OL, laissant clairement entendre que les échanges avec l’ancienne coach de Clermont s’arrêtaient à l'unique cadre sportif.

Concernant le brassard de capitaine qui lui a été retiré au profit de sa coéquipière Amandine Henry, Renard a estimé que la sélectionneure avait tout simplement "fait un choix". "Je ne suis pas née avec un brassard comme ma mère m'a dit. Je ne cours pas après le brassard", a expliqué l’internationale tricolore aux 114 sélections (25 buts) et de poursuivre: "La page est tournée. Pas de souci par rapport à ça (...) Les gens se permettent de juger alors qu'ils ne connaissent pas les tenants et les aboutissants."

Vendredi soir dernier, au Parc des Princes, les Bleues ont dit adieux à "leur" Coupe du monde à la maison. Défaites par les Américaines (2-1), les joueuses de l’équipe de France ont échoué en quarts de finale, alors que l’objectif affiché en marge de la compétition n’était autre que la finale, à Lyon. Bien que fragilisée dans ses fonctions, Corinne Diacre a récemment été confortée jusqu’en juin 2021 par le président de la FFF Noël Le Graët. Wendie Renard sait donc à quoi s'en tenir.