Les Bleues "toujours aussi sereines" avant le Brésil

Reuters

La pression monte pour les Bleues. Sortie en tête de son groupe avec trois victoires plus ou moins convaincantes contre la Corée du Sud, la Norvège et le Nigeria, l’équipe de France féminine entrera vraiment dans le vif du sujet dimanche soir, au Havre. Et c’est donc face au Brésil de l’inusable Marta que les filles de Corinne Diacre joueront leur avenir dans cette Coupe du monde 2019. Un adversaire plutôt coriace pour un huitième de finale, même si les Tricolores seront favorites sur le papier.

A J-1, le stress gagne-t-il Amandine Henry et ses coéquipières ? "Je trouve mon groupe toujours aussi serein, toujours aussi travailleur et déconneur, répond la sélectionneuse, citée par RMC Sport. On a eu l'avantage d'avoir un jour de récupération en plus (la Seleçao a affronté l’Italie mardi, ndlr), ça nous a fait du bien. Maintenant, un match couperet nous attend, c'est ce qui fait le charme d'une Coupe du monde. Mais si on pense à l'élimination, c'est compliqué... L'idée est de ne pas avoir de regrets."

Le 4-2-3-1 maintenu ?

Une consigne qu’elle donne à ses joueuses, mais qu’elle applique également. Dans sa manière de gérer son groupe et de préparer tactiquement cette rencontre, Corinne Diacre essaie de ne pas trop tergiverser malgré les quelques lacunes observées lors du premier tour, offensivement surtout. Doit-elle changer son onze en sacrifiant par exemple Gaëtane Thiney, ou juste modifier son 4-2-3-1 pour apporter davantage de danger dans la défense brésilienne et retrouver plus d’efficacité devant le but ?

"On a évolué dans le même système de jeu, on a fait trois prestations différentes, on essaye de rectifier ce qui n'a pas bien marché, notamment d'un point de vue offensif, explique la coach tricolore. Après, l'idée sera plutôt d'animer le système, que de changer le système en lui-même. Et il nous faudra retrouver cette efficacité offensive qui nous fait défaut. […] Après, si c'est comme ça jusqu'à la fin et qu'on gagne, je m'en contenterai… Mais on travaille dessus pour essayer de s'améliorer."

Il le faudra forcément, tôt ou tard, si les Bleues veulent aller au bout de leur rêve, d’autant qu’un éventuel choc face aux tenantes du titres américaines les attend en quarts. "On a l'ambition d'aller plus loin, d'aller vers la finale, mais l'ambition ne fait pas gagner, prévient-elle. On a d'abord ce huitième à jouer. Une nouvelle compétition démarre, avec un vainqueur et un perdant à la fin de cette rencontre. Et si on ne gagne pas, on rentre à la maison, c'est la loi du sport." Elle est parfois cruelle.