Strasbourg, un tenant prêt à souffrir

Après une entame de saison compliquée, sans doute plombée par ces six matches disputés au cœur de l’été pour tenter, malheureusement en vain, d’accéder à la phase de poules de la Ligue Europa, les Strasbourgeois ont fini très fort l’année 2019, signant quatre succès consécutifs, dont trois en championnat. Ce qui leur a permis de remonter à la 11eme place du classement, à seulement deux points du Top 5.

Tombeurs samedi à Calais du Portel (4-1), dernier de son groupe de National 3, en 32emes de finale de la Coupe de France, les Alsaciens ont aussi bien débuté 2020, et espèrent confirmer mardi soir (21h) à Reims, en quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Vainqueurs de la compétition pour la troisième fois de leur histoire en mars dernier, grâce à un succès face à Guingamp obtenu à l’issue de la séance des tirs au but (0-0, 4 t.a.b. à 1), ils se méfient grandement de leur prochain adversaire, Reims.

 

"On ne l’a pas remportée par hasard"


"Ça reste un tirage assez défavorable. Mais ce n’est parce qu’on est n’est pas favoris qu’on ne va pas jouer notre chance", a commenté en conférence de presse Thierry Laurey, à la veille de ce déplacement au stade Auguste-Delaune. Pour l’entraîneur du Racing, il va falloir "faire un casse" chez cette "grosse équipe" dotée d’un "système défensif très performant. C’est un coffre-fort. C’est la meilleure défense du championnat avec le PSG et chez eux, ils prennent très, très peu de buts. Il faudra être très rigoureux et compact dans un premier temps, et après on verra comment on pourra mettre en place notre jeu."

Pour cela, le technicien strasbourgeois ne pourra pas compter sur deux joueurs revenus blessés de leur déplacement dans le nord de la France : Dimitri Liénard (cheville) et Anthony Caci (adducteurs). Mais il a pu réintégrer Adrien Thomasson, qui était suspendu, ainsi que Stefan Mitrovic et Youssouf Fofana, qui avaient été laissé au repos. Ce dernier devrait être associé au milieu à un Ibrahima Sissoko très motivé à l’idée de poursuivre la défense de ce titre, lui qui avait ressenti "beaucoup de joie" au Stade de France. "Cette Coupe nous tient à cœur, a-t-il ainsi déclaré. On veut montrer que l’on ne l’a pas remportée par hasard l’an dernier. On la joue à fond." Mais pour continuer à la jouer, il faudra donc percer le "coffre-fort" de Reims.