Coupe de France : Monaco stoppe Rumilly Vallières et rejoint le PSG

Rumilly Vallières peut sortir la tête haute, les armes à la main, après avoir posé un genou à terre pendant un moment, puis le deuxième, sur la fin. Son parcours fantastique l'aura mené jusque dans le dernier carré pour perpétuer le charme et la tradition de la doyenne des compétitions. La marche était simplement trop haute pour la formation de Fatsah Amghar. C'était le sens de l'histoire. Son entame de match, dans le prolongement de ses précédentes prouesses, lui a permis d'y croire vingt minutes, avant que le château de cartes ne s'écroule quand l'ASM s'est remise à l'endroit.

 

 


Il aurait été cruel de voir le petit poucet sortir sans faire un vrai match de football. Car oui, il y a eu un match. Pendant un moment, le scénario rêvé a même commencé à prendre forme pour les Haut-Savoyards, portés par ces vents irrationnels qui immortalisent ces instants rares. Après une première alerte de Nkedi (17eme), le capitaine Peuget a permis à Rumilly d'ouvrir le score d'une frappe pleine de spontanéité (1-0, 20eme). Piquée dans son orgueil et franchement à côté de ses pompes, Monaco a alors commencé son match.

 

Le parfum de l'incertitude s'est évaporé...

Malgré son réveil, elle a eu besoin d'un petit coup de pouce pour égaliser avec réussite, Bozon trompant son propre gardien sur un centre de Ballo-Touré (1-1, 27eme). Le GFA74 ne s'en est pas vraiment remis. La confiance s'est étiolée. Les circuits se sont effrités. Et l'ASM en a profité pour accélérer. D'une tête bien claquée sur un corner de Fabregas, Tchouaméni a redonné l'avantage au club de la Principauté (1-2, 34eme), avant que Volland ne trouve la barre dans la foulée (37eme). La mi-temps n'était pas encore sifflée, mais le parfum de l'incertitude s'était évaporé.

Des conditions propices au retour à la logique, souvent implacable en pareilles circonstances. Les Monégasques ont donc déroulé lors d'un second acte qui s'apparentait à une formalité. Lui aussi bonifié par Fabregas, Ben Yedder a éteint le suspense au retour des vestiaires (1-3, 55eme). Le passeur s'est ensuite mué en buteur d'un coup-franc limpide (1-4, 78eme), avant que Golovine n'y aille de son petit pion sur un dernier contre pour personnifier toute la puissance offensive du club favori (1-5, 82eme). 

Le charme de la Coupe de France a encore opéré dans cette édition pourtant si atypique. Après les émotions des surprises, elle offrira une finale grandiose entre le Paris Saint-Germain et Monaco, le 19 mai prochain au Stade France. On a déjà hâte d'y être.

 

 


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