Coupe de France : Le PSG implacable à Dijon

Reuters

C’est avec une relative prudence que le Paris Saint-Germain abordait ce déplacement à Dijon en quarts de finale de la Coupe de France. Parce que le DFCO, bien qu’englué en bas de tableau à l’échelle de la Ligue 1, était tout simplement la dernière formation à avoir fait tomber l’ogre parisien. Et parce que le contexte de la Coupe est toujours singulier. La problématique de ce match était claire : pour niveler les valeurs, Dijon souhaitait déplacer le rapport de force sur le terrain athlétique. Mais dans un monde idéal, il aurait fallu tenir. Or, les spectateurs en retard à Gaston-Gérard à cet horaire de sortie de travail ont certainement manqué l’ouverture du score…

Au bout de cinquante petites secondes, le centre puissant du jeune Bakker, détourné dans ses propres filets par Wesley Lautoa, a placé le PSG dans le confort (0-1, 50eme). Dijon a alors commencé son match. Il le fallait. Comme en championnat, les hommes de Stéphane Jobard ont tenté de regarder le PSG dans les yeux. Mounir Chouiar a sonné la révolte dijonnaise en égalisant d’une frappe bien placée après une percée en solitaire plein axe (1-1, 13eme). Au passage, l’international Espoir français avait déjà trouvé le chemin des filets contre Paris le 1er novembre.

Mbappé a sonné le DFCO, qui a lâché les armes

Piqués dans leur orgueil, les champions de France avaient une réponse à donner. Thiago Silva a buté sur Runarsson (16e). Puis Edinson Cavani, auteur d’une reprise opportuniste, a vu son but refusé pour une légère main de Meunier, centreur sur l’action (21eme). En laissant le DFCO en vie, Paris aurait pu payer l’addition si Cadiz, parti seul au but, n’avait pas manqué de précision en bout de course (41eme). A contrario, les hommes de Thomas Tuchel ont eu la bonne idée de repasser devant juste avant la mi-temps. Clinique, Kylian Mbappé a exploité une erreur d’Amalfitano pour redonner l’avantage au PSG d’un tir croisé parfait (1-2, 44eme).

Au retour des vestiaires, Paris a continué à tenir le ballon dans des proportions importantes. Compact, le bloc du DFCO s’est attelé à bien quadriller le terrain. Mais cela n’a pas suffi. Car depuis quelques semaines, ces Parisiens ajoutent une autre arme à leur panoplie : les coups de pied arrêtés offensifs. Après un corner obtenu par Cavani sur un missile détourné par Runarsson, Thiago Silva a repris l’offrande de Sarabia pour donner un peu plus de latitude aux Parisiens (1-3, 50eme). Passeur, l’Espagnol s’est ensuite mué en buteur pour saler l’addition d’une reprise pleine d’opportunisme (1-4, 56eme) – étoffant au passage un bilan remarquable en Coupe de France (6 pions dans la compétition en 2020).

 

Le DFCO ne s’en est pas remis. Les lignes se sont étirées à mesure que la fatigue a gagné du terrain. L’affaire était réglée depuis un moment. Entre tentatives de révoltes dijonnaises (Amafitano, 74eme) et ultimes vagues parisiennes (71eme, 75eme, 77eme), la dernière demi-heure a été débridée. Et Paris a clos son festival par deux nouveaux buts – un autre « csc », œuvre cette fois-ci de Senou Coulibaly (1-5, 86eme), et une réalisation facile de Sarabia sur un caviar d’un Mbappé appliqué (1-6, 90eme+2). La marche était trop haute. Parce que le PSG l’a décidé. À moins d’une semaine de son premier grand col à Dortmund, Paris poursuit son sans-faute.