CAN : Le bilan de la bousculade mortelle s’alourdit



Le bilan de la bousculade survenue lundi au stade d'Olembé s'alourdit. Le morbide décompte fait désormais état de "huit décès enregistrés", comprenant un enfant parmi les malheureuses victimes. Ces nouvelles informations présentes dans le rapport que s'est procurée l'AFP fait donc suite au précédent bilan diffusé un peu plus tôt par la télévision camerounaise. Celui-ci mentionnait alors une "demi-douzaine de morts" ainsi que "des dizaines de blessés".

D'après le ministère de la Santé, l'événement serait survenu à l'entrée de sud du stade d'Olembé, dans une zone excentrée de la capitale, avant le huitième de finale de la CAN opposant le Cameroun aux Comores (2-1). Le rapport évoque des victimes "immédiatement transportées", bien que "le trafic routier intense, [ait] ralenti le transport". D'autre part, l'administration a tenu à préciser que l'enfant présent au sein du cortège de victimes, qui se trouvait être un nourrisson fut "immédiatement extirpé et conduit à l'hôpital général de Yaoundé", et son état serait actuellement "médicalement stable". Les autorités annoncent qu'une cinquantaine de personnes auraient été blessées durant l'incident, faisant deux personnes polytraumatisées et deux autres souffrant de traumatismes crâniens.

Le président de la CAF donne une conférence de presse à 13h30


Dans un premier communiqué, publié lundi en fin de soirée, la Confédération africaine de football (CAF), en charge de l'organisation de la compétition, annonçait l'envoi de son secrétaire général, Véron Mosengo-Omba, au chevet des victimes. Tout en précisant aussi que l'instance enquêtait "sur la situation afin d'obtenir plus de détails sur ces incidents". L'AFP croit savoir qu'une réunion de crise tenue par la CAF devrait avoir lieu ce mardi à 9h, et celle-ci devrait être exclusivement consacrée à la sécurité au sein des stades. Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, donnera une conférence de presse ce mardi à 13h30, au stade Ahmadou Ahidjo, dans le centre de Yaoundé.

(Avec notre envoyé spécial à Yaoundé, Patrick Juillard)

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