CAN 2021 : Raïs M'Bolhi, le gardien du temple algérien

Panoramic

Qu'il joue en Europe, en Amérique ou en Asie, Raïs M'Bolhi est toujours là pour défendre les intérêts de l'Algérie. Ce lundi face au Zimbabwe, il devrait jouer son 75eme match avec les Fennecs et intégrer le top 5 des joueurs avec le plus de sélections en équipe nationale algérienne. D'ici la CAN prévue en 2022, le gardien pourrait même devenir l'Algérien avec le plus d'expérience au niveau international. Que de chemin parcouru depuis sa première sélection en mai 2010...
 

Raïs M'Bolhi, acteur majeur des épopées algériennes


Depuis ses débuts avec les Fennecs, le natif de Paris a participé à la CAN à quatre reprises et à la Coupe du Monde deux fois. Il a toujours répondu présent dans les moments importants. Le joueur de 34 ans est un acteur majeur de la période dorée actuellement traversée par l'Algérie. En 2014, il avait été incroyable pour permettre à son équipe nationale d'atteindre les huitièmes de finale du Mondial et y embêter l'Allemagne. Cinq ans plus tard, le portier n'a encaissé que deux buts et arrêté un tir au but en quart de finale de la CAN 2019 pour permettre à l'Algérie de monter sur le toit de l'Afrique. Dans la série en cours de 21 matchs sans défaite des hommes de Djamel Belmadi, Raïs M'Bolhi a joué 16 matchs et n'a encaissé que huit buts sur cette période. Le dernier rempart est l'homme de base d'une arrière-garde quasi-imperméable. Ce bilan lui a permis d'améliorer ses statistiques sur la scène internationale. En 74 sélections, il a réalisé 40% de clean-sheet et encaissé moins d'un but par match.
 

En club, Raïs M'Bolhi n'a pas connu la même stabilité


Cette régularité en équipe nationale tranche avec son parcours parfois chaotique en club. Après les matchs de Ligue Europa avec des clubs bulgares, Raïs M'Bolhi est passé par la Ligue 2 au Gazelec Ajaccio, en MLS ou en Turquie. Le vice-capitaine algérien a aussi été le numéro 2 rennais et s'est retrouvé sans club pendant deux mois en 2017. Depuis 2018, le joueur formé à l'OM a rejoint l'Arabie Saoudite et s'y est stabilisé. Le joueur d'Al-Etttifaq a su retrouver le rythme qui lui permet de performer au plus haut niveau. Une nécessité pour confirmer son statut de numéro 1 et être toujours préféré à Alexandre Oukidja et Azzedine Doukha. Cet exode lui permet maintenant d'envisager une place au sommet de l'histoire algérienne après en avoir écrit les plus belles pages.
 

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