Champions Cup : Les clubs français de retour au sommet ?

Depuis la création de la Coupe d’Europe en 1995, jamais les clubs français n’ont été absents du palmarès pendant plus de cinq saisons. Avant cette nouvelle période de disette, c’était arrivé une seule fois dans l’histoire, entre les titres de Brive (1997) et du Stade Toulousain (2003). Et on cherche donc aujourd’hui, dans cette Champions Cup raccourcie, un successeur à Toulon, sacré pour la troisième fois consécutive en 2015 après une finale 100% française contre Clermont.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé, puisque les équipes tricolores ont disputé quatre finales, pour autant de défaites, lors des cinq dernières éditions. Avec un nouveau revers pour les Clermontois et trois pour le Racing 92, dont une dernière particulièrement frustrante contre Exeter en octobre (31-27), alors qu’ils étaient revenus à un point dans les derniers instants et évoluaient en supériorité numérique.

Des Racingmen revanchards, qui font partie des favoris avec Exeter et le Leinster, opposés dans un quart de finale explosif entre les tenants du titre et les quadruples vainqueurs irlandais, ainsi que les Toulousains, eux aussi en quête d’une cinquième couronne continentale. Impressionnants contre Edimbourg en huitièmes (56-3), les Franciliens vont défier Bordeaux-Bègles dimanche à Chaban-Delmas, où ils étaient allés s’imposer au mois de décembre en championnat. Mais les Girondins, vainqueurs de Bristol (36-17), ne font "pas de complexes" avant le premier quart de finale de leur histoire.

Les Toulousains "archi-favoris"


"On a des ambitions, donc il faut les assumer, assène l’entraîneur de l’UBB Christophe Urios. Quand je regarde mon équipe, on n’a pas grand-chose à envier à d’autres. Même si, évidemment certaines équipes comme le Racing, Toulouse, le Leinster, ont des armadas. Mais il faut compenser par autre chose." Dans l’autre quart de finale entre équipes françaises, Clermont, vainqueur sur le fil chez les Wasps (25-27), accueille des Toulousains "archi-favoris" selon le manager auvergnat Franck Azéma.

Les Hauts-Garonnais, vainqueurs d’un indécis choc sur la pelouse du Munster (33-40), s’attendent pour leur part à un "terrible défi" des Jaunards à Marcel-Michelin, comme l’a confié leur entraîneur Ugo Mola, alors que quatre joueurs sont incertains pour dimanche (Akhi, Faumuina, Marchand et Placines). Enfin, si les Toulonnais, éliminés sur tapis vert face au Leinster après la découverte d’un cas positif au coronavirus dans leurs rangs, ne seront pas de la fête, et que le LOU a été sorti par Exeter (47-25), un cinquième club français est bien engagé dans ces quarts de finale.

Après avoir sorti Gloucester (27-16), le Stade rochelais va être opposé à un autre club anglais, Sale, qui a été impressionnant face aux Scarlets en huitièmes (14-57). Des Sharks qui, comme les Maritimes, n’ont jamais réussi à atteindre le dernier carré de cette Champions Cup. Et si les hommes de Ronan O'Gara, qui n’ont pas abordé cette phase finale "en challengers", parviennent à se qualifier, il y aura donc trois clubs français en demi-finales et au moins un en finale. Suffisant pour en placer un sur la plus haute marche ?

>