Mondial 2021 (F) : Les principales déclarations tricolores après la victoire face au Danemark



Olivier Krumbholz (sélectionneur de l’équipe de France, au micro de beIN SPORTS)

« On a souffert énormément dans ce match. Elles avaient un pris l'ascendant pendant à peu près 40 minutes. On avait du mal dans tous les secteurs de jeu. Les Danoises étaient en pleine réussite. Il fallait prendre des risques et on a pris celui de la défense 1-5 avec une excellente gardien, un défenseur central au milieu exceptionnel et un défenseur avancé tout aussi exceptionnel. On a la base de l’architecture de cette défense. Elles ont certainement un peu stressé et ça nous a suffi pour passer devant. Qu'il était dur ce match-là ! On a été courageux, ce n'était pas évident quand elles menaient de quatre buts. On a su rester stables jusqu'au bout en se disant qu’on pouvait aller chercher la victoire. On est allé chercher cette victoire au courage, à la compétence défensive et à la lucidité dans les dix dernières minutes car, en attaque, on a été lucides, on a su servir Pauletta Foppa qui s’est fait matraquer pendant 60 minutes sans que les arbitres ne bougent le petit doigt. Ça fait partie du jeu. Ça fait trois fois qu’on les a et trois fois que je ne comprends pas comment ils arbitrent. Alicia Toublanc a été courageuse car, au moins une fois, il n’y avait pas beaucoup d’angle. Elle a bien maitrisé, elle a bien fini ses tirs. On a l’impression que ce genre de duels tourne toujours en faveur de la gardienne mais elle a eu le talent pour que ça tourne à son avantage. Je pense que la Norvège est peut-être la meilleure équipe du monde, le plus gros potentiel avec beaucoup d’expérience. L’Espagne est un poison à jouer. Je n’ai pas de préférence, on prendra celui qui gagnera. »

Estelle Nze Minko (demi-centre de l’équipe de France, au micro de beIN SPORTS)

« Franchement, on a vraiment tout donné. C'était un match extrêmement difficile. Je suis hyper fière de l'équipe, le résultat est magnifique. La manière est tellement respectable. On a tout donné, c’était compliqué mais on a été au bout du bout de ce qu’on pouvait faire. Emotionnellement et physiquement on est rincées. On est épuisées mais quel bonheur ! Après le match face à la Russie, on m’a posé la question concernant le fait que c’était la septième fois en huit compétitions qu’on se retrouve dans le dernier carré. Je disais que c’est fort, puissant, surtout après les Jeux Olympiques mais on n’avait pas encore de médaille autour du cou. Franchement, se dire qu’on aura encore une médaille dans une compétition internationale, je me dis : quelle équipe, quelle bande de joueuses, quel staff, quel respect pour le handball féminin. Je suis tellement fière de faire partie de cette équipe de France. Une équipe qui ne bouge pas. Les générations passent, certaines partent, certaines arrivent. Il y a un vrai savoir-faire dans le handball français qui durera. Personne n’est indispensable, tout se transmet d’année en année et je suis fière de faire partie de cette histoire. »

Cléopâtre Darleux (gardienne de but de l’équipe de France, au micro de beIN SPORTS)

« C’est incroyable ! J’avoue que je n’y croyais pas trop car on a l’impression que tout était contre nous. On trouvait des solutions mais on manquait les tirs. Il y avait parfois des petites décisions d’arbitres. Nous, on prenait des buts et ça nous faisait un peu ch… On a réussi à recoller à -2 à la mi-temps. Il y a tout de même eu un petit trou d’air en deuxième période et, après, on a réussi à grappiller et elles ont commencé à avoir un peu peur. On a gagné, je ne sais pas trop comment mais on l’a fait. On a très bien joué. On a des matchs sur lesquels on a un peu baissé d’intensité. Mais, sur ce match-là, même en ne jouant pas très bien, on a gagné et, ça, c’est une preuve de caractère. On ne lâche pas, comme s’il y avait une petite étoile au-dessus de nous qui fait attention à nous. Je suis très fière de cette équipe. Je pense qu’on en a encore sous le pied et, après un match moyen, on va toutes se remobiliser pour faire un super match. Il nous reste des forces, on n’est pas satisfaites. »

Grâce Zaadi (demi-centre de l’équipe de France, au micro de TMC)

« Ça a été dur, ça a été éprouvant. Ce n’était pas notre jour. Techniquement, on a perdu beaucoup de ballons, on a manqué beaucoup de tirs et on savait que, pour revenir dans ce match-là, ça allait passer par une solide défense. On a récupéré des ballons et on est revenues. Ça s’est joué sur les deux dernières minutes. Ça a été un match dur, super dur au niveau des nerfs. On s’en sort avec un handball qui a été moyen. Au terme du combat, on a été top. Pour la finale, on va devoir tout lâcher. Nos dernières forces, il va falloir qu’on les laisse en finale. Peu importe l’adversaire, on va vraiment tout faire pour rentrer avec la médaille d’or à la maison. »

Alicia Toublanc (ailière droite de l’équipe de France, au micro de TMC)

« On va avoir une médaille, c’est un truc de fou ! Je suis trop fière de cette équipe. On revient de loin. On fait un match compliqué, la première mi-temps a été très dure et, derrière, on arrive à se relever et on mène au seul bon moment du match. On n’a rien lâché. On avait beau être un peu menées, on a rien, rien, rien lâché du début à la fin. C’est comme ça qu’on a réussi à tenir. Défensivement, on a quand même tenu la baraque. Il ne faut pas faire la fête. Il y a huit matchs dans les jambes, il faut qu’on récupère au maximum. On va bientôt connaître notre adversaire, il va falloir le préparer. Il n’y aura pas trop la fête mais elle aura lieu dimanche. »

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