Challenge Cup (demi-finales) : Bordeaux-Bègles cède en prolongation



L'exploit s'est joué à une prolongation de trop pour Bordeaux-Bègles. Longtemps, l'UBB a fait la course en tête face à Bristol sur la pelouse des Anglais, vendredi soir en demi-finales de Challenge Cup. Cela n'a pas empêché les Girondins, pour leur première demi-finale dans une Coupe d'Europe, de connaître un cruel dénouement, un peu plus tard dans la soirée après prolongation (37-20). L'UBB quitte donc la compétition aux portes de la finale et laisse Bristol aller défier pour le trophée Leicester ou Toulon. Tout dépendra si le RCT connaît davantage de réussite que notre autre représentant, samedi dans la seconde demi-finale. On ne saurait que trop conseiller aux Toulonnais de tenir sur la distance, quitte à ne pas partir trop vite. Vendredi, en effet, l'UBB n'a pas attendu plus de onze minutes pour transpercer une première fois le rideau des Bears, avec à la conclusion du rush de Woki un essai marqué et transformé par Jalibert pour mener 13-0. Une entame parfaite. Malheureusement, il y allait avoir ce léger relâchement juste avant la mi-temps dont profitait Luatua (37eme) pour ramener les Anglais à six longueurs (13-7) et relancer complètement cette demi-finale.

A quatorze, l'UBB craque en prolongation





Elle a complètement basculé au retour des vestiaires après la sortie sur blessure de Jalibert et le carton jaune de Semi Radradra, l'ancien joueur de l'UBB aujourd'hui dans le camp des Bears. Pourtant, la sanction contre le Fidjien, alors qu'elle aurait dû les booster, a comme paralysé les Girondins, qui encaissaient un 20-0 en une demi-heure. Ou la défaite assurée si Dweba n'avait pas eu la bonne idée de s'arracher (67eme) pour permettre à son équipe de disputer une prolongation avec un score alors de 20-20. Malheureusement pour Bordeaux-Bègles, contraint de la disputer à quatorze contre quinze après la sortie sur crampes de Tauleigne, il n'y a jamais eu réellement de match durant cette prolongation. Bristol a marqué deux essais supplémentaires coup sur coup (par O'Conor puis Malins). Et à la mi-temps de cette période de jeu supplémentaire, c'en était déjà fini des dernières illusions dans le camp girondin. Dommage, car le coup n'est pas passé bien loin.