Tout le monde est fan de Dani Olmo

Reuters
C’était l’une des attractions du dernier mercato hivernal. Alors qu’on le disait notamment pisté par Manchester United, l’AC Milan ou encore le FC Barcelone, son club formateur, Dani Olmo avait opté pour le RB Leipzig, moyennant un transfert estimé à un peu plus de 20 millions d’euros. Le choix pourrait paraître étonnant, mais il est en réalité très réfléchi de la part de celui qui avait déjà surpris en choisissant de quitter la Masia pour le Dinamo Zagreb alors qu’il n’avait que 16 ans.
 
Cinq années plus tard, l’ailier espagnol a pu découvrir la Ligue des champions, inscrivant même deux buts cette saison en phase de poules, dont un contre Manchester City, et enrichi son palmarès avec quatre titres de champion et trois coupes de Croatie, avant de remporter le championnat d’Europe espoirs l’été dernier.

Auteur du deuxième but et élu homme du match lors de cette finale remportée 2-1 par la Rojita contre l’Allemagne, il a ensuite connu sa première sélection avec l’équipe A en novembre. Appelé par Robert Moreno, depuis parti à Monaco, pour affronter Malte à Cadiz en qualifications de l’Euro, il avait réussi, en se jouant du gardien adverse, à inscrire son premier but trois minutes après son entrée en jeu. Il avait ensuite évoqué la possibilité d’un retour au Barça, en soulignant l’importance qu’a pu avoir la formation catalane dans son développement : "Le toque et le mouvement, en ajoutant ce que j’ai appris en Croatie, m’ont permis d’être le footballeur que je suis maintenant".


Nagelsmann : "Une vision du jeu incroyable"
 
Un ADN évident pour Luis Enrique, redevenu sélectionneur, non sans avoir qualifié Moreno de "déloyal", quelques jours après la première cape d’Olmo. "Ça se voit que tu es passé par le Barça", lui avait lâché l’ancien capitaine et entraîneur du club blaugrana un an plus tôt, alors que quelques Espoirs étaient venus s’entraîner avec la Roja. "On le connaît très bien, il s’est déjà entraîné avec nous une fois, a-t-il rappelé lors de son retour. C’est un joueur que j’aime beaucoup. Certains joueurs que je n’ai pas eus et que Robert a sélectionnés pourraient penser que je ne les prendrai pas, mais ce n’est pas le cas."

Julian Nagelsmann, son nouvel entraîneur à Leipzig, est lui aussi conquis par ce joueur doté "d’un énorme potentiel, d’une technique fantastique et d’une vision du jeu incroyable". Même s’il l’a peu utilisé depuis son arrivée (quatre apparitions en Bundesliga et une en Coupe d’Allemagne, pour un but), et laissé sur le banc lors des deux rencontres de Ligue des champions contre Tottenham. "Parce qu’on a eu des matchs contre des équipes très physiques, explique le jeune technicien à Kicker. Mais il doit être patient, sa chance viendra tôt ou tard. Et il va s’imposer, parce il est tout simplement bon."