Müller, une forme olympique

Reuters
Thomas Müller fait partie de ces joueurs métamorphosés depuis le remplacement de Niko Kovac par Hansi Flick sur le banc du Bayern Munich. C'est peut-être même le symbole le plus spectaculaire et évident : quatre passes décisives en dix matchs de Bundesliga avec Niko Kovac, six buts et douze passes en quinze matchs avec Flick ! Dans l'histoire, un seul s'en mord les doigts : Joachim Löw. Le sélectionneur de la Mannschaft, en écartant le meilleur buteur du Mondial 2010 dans le but de rajeunir son groupe (ainsi que Mats Hummels et Jérôme Boateng), a fâché l'intéressé.



Mi-février, le coach ouvrait la porte (sur Sky) : « S'il se passe des choses imprévues avec les jeunes, oui, il nous faudra de la grande qualité. » Réponse du milieu offensif : « L'Euro ne m'intéresse absolument pas. Il n'y a que le Bayern qui compte. »

Patrick Guillou invoque « le côté têtu des Bavarois ». D'autant qu'un autre épisode est venu brouiller les pistes : « Stefan Kuntz, l'entraîneur des Espoirs allemands, a évoqué la sélection éventuelle de Thomas Müller aux JO. Tout le monde s'est regardé en chiens de faïence. Il n'est plus assez bon, mais on le prend pour les Jeux Olympiques... »



De quoi brouiller le message, en effet. Löw, là encore, a préféré en parler en premier (pour Bild) : « Kuntz m'a donné quelques noms, c'est sa décision. A la fin de la saison, on donnera nos sélections. Toutes ses idées étaient passionnantes, Thomas Müller est sur la liste et c'est donc une vraie possibilité. »

Même chose pour Hummels, également pré-sélectionné. Comme tous les dossiers, celui-ci est repoussé d'un an. Ce qui devrait laisser d'autant plus de temps à Thomas Müller, fraîchement prolongé jusqu'en 2023, pour continuer de marcher sur l'eau. Et le cas échéant, de se montrer plus buté que jamais pour savourer sa revanche.