Bundesliga - Klinsmann, un Américain à Berlin

Reuters

S'il est encore trop tôt pour faire un checkpoint, c'est dans une drôle d'atmosphère que Jürgen Klinsmann revient au pays, remplaçant Ante Covic sur le banc du Hertha Berlin. L'ancien avant-centre est installé depuis 10 ans aux Etats-Unis. « Ma femme est d'accord, mon vol retour pour la Californie est repoussé jusqu'à nouvel ordre ! »Le champion du monde 1990 et d'Europe 1996, un des plus grands attaquants de l'histoire de la Mannschaft, avait commencé sa carrière d'entraîneur avec un certain bonheur en sélection nationale, décrochant une troisième place pleine d'entrain lors du Mondial à domicile en 2006 (défaite en demi-finales face à l'Italie, 2-0 en prolongation). C'est aussi lui qui lançait les bases de la renaissance de la grande Allemagne, son adjoint Joachim Löw lui succédant.

Klinsmann, une défaite pour débuter face à Dortmund :


Jürgen Klinsmann prenait donc les rênes du Bayern, un de ses illustres anciens clubs, avec une aura certaine en 2008. Ses méthodes très novatrices, portées notamment sur le yoga, ne passent pas du tout. Le club termine la saison sans le moindre trophée, une première depuis 2002 et seulement la troisième fois en 14 ans. Il avait été limogé dès le mois d'avril 2009. De retour dans ses Etats-Unis d'adoption - il s'est installé en Californie à la fin de sa carrière de joueur -, il a alors pris les rênes de la sélection américaine de 2011 à 2016, ne perdant qu'en prolongation en huitièmes de finale du Mondial 2014, face à la Belgique (2-1).

« Mon père était un fier supporter du Hertha, mon fils y a joué durant deux ans », rappelait Jürgen Klinsmann la semaine passée, lors de sa conférence de presse de présentation (avant son premier match contre Dortmund, perdu 2-1 à domicile). Son fils justement, un gardien de but de 22 ans, a été appelé l'an passé en sélection des Etats-Unis. Il évolue désormais à Saint-Gall. En mars 2018, l'entraîneur des gardiens du Hertha, Zsolt Petry, ne l'avait pas loupé (dans la presse allemande) : « On n'est pas contents de sa progression. Il est encore un peu trop américain et pas totalement imprégné des valeurs allemandes, le travail sérieux et concentré. » Klinsmann a nommé son ami Andreas Köpke à la place du Hongrois.