TQO : Hamadouche verra Tokyo !

Une première boxeuse française qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo ! Maïva Hamadouche (31 ans) a décroché son billet ce lundi, à un peu plus d’un mois et demi du début de la compétition, en remportant son combat de barrage lors du Tournoi de qualification olympique européen de Villebon-sur-Yvette, qui complète celui de Londres arrêté en mars 2020 au début de la pandémie de coronavirus. Alors que Billal Bennama et Samuel Kistohurry avaient décroché leur qualification dans la capitale anglaise il y a quinze mois et que Sofiane Oumiha et Mourad Aliev les ont rejoints ce week-end en s’imposant dans l’Essonne (les quatre hommes disputeront d’ailleurs la finale du TQO dans leurs catégories respectives mardi), Maïva Hamadouche est venue compléter le contingent français.

Un barrage expéditif


La boxeuse évoluant en -60kg s’était inclinée samedi aux points contre l’Irlandaise Kellie Harrington dans un combat qui lui aurait permis de se qualifier pour Tokyo. Elle a donc dû passer par un barrage ce lundi contre la Hongroise Kata Pribojszki, et la Française l’a largement dominée, si bien que son adversaire a été comptée debout durant le troisième round. « Je suis venue un peu au pied levé, en ayant confiance en mes qualités. Je voulais prendre ce qu’il y avait à pendre et ne pas laisser ma chance. Tout pouvait certes se passer mais c’était soit ça, soit je ne venais pas. Ce combat n’a pas été le plus gros de ma carrière mais je l’ai fait. Je suis vraiment contente. La morale de l’histoire, c’est qu’il faut tout le temps s’entraîner et être constant dans le travail et dans ce que l’on entreprend. C’est ce qui m’a sauvée. Je vais me remettre en selle pour aller chercher une médaille à Tokyo. Les filles m’ont analysée et ont vu mes failles. Au début, j’avais pour moi l’effet de surprise en tant que boxeuse professionnelle. Maintenant, ce n’est plus le cas et elles m’attendent », a réagi la boxeuse, qui a été opérée du bras au printemps, sur le site de sa Fédération. La policière espère désormais marcher sur les traces de Sarah Ourahmoune, médaillée d’argent des poids mouches à Rio et Estelle Mossely, championne olympique des poids légers en 2016 également.

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