Poids lourds : Le contexte sanitaire a eu raison du combat entre Yoka et Bakole

Après un changement d’adversaire, le prochain de Tony Yoka tombe à l’eau. Alors que le champion olympique des super-lourds en 2016 devait découvrir le 15 janvier prochain l’Accor Arena de Paris-Bercy, les récentes décisions du gouvernement concernant la lutte contre le coronavirus ont sonné le glas de l’événement. En effet, alors que Martin Bakole a récemment accepté de prendre la place de Carlos Takam pour affronter celui qui est invaincu en onze combats professionnels, le promoteur de la soirée a confirmé dans des propos recueillis par le quotidien L’Equipe que le combat n’aura finalement pas lieu. « C'est une grande déception de devoir annuler cette soirée si près de son terme, a ainsi déclaré Jérôme Abiteboul. L'imposition d'une jauge de 2000 spectateurs, ce n'est pas viable économiquement, ça pousse à un désastre financier. » Une annulation qui touche également l’ensemble des combattants devant se succéder sur le ring installé dans l’Accor Arena.

 

Abiteboul : « Plus de 5000 billets avaient été achetés »


Jérôme Abiteboul admet que « c’est terrible parce que Tony Yoka et Martin Bakole, ainsi que tous les autres boxeurs prévus au programme s'entraînent dur depuis plusieurs mois ». Une soirée de boxe, la première à l’Accor Arena depuis novembre 2019 et la victoire d’Arsen Goulamirian sur Kane Watts pour le titre mondial WBA des lourds-légers, qui promettait d’être un succès populaire malgré le contexte sanitaire. « C'est compliqué parce que plus de 5000 billets avaient été achetés, ajoute Jérôme Abiteboul. C'est un casse-tête et un retour à la case départ qui annihile des mois de travail. » Les décisions gouvernementales viennent ainsi chambouler le programme de Tony Yoka, qui devait se tourner vers l’étranger après ce combat dans l’enceinte parisienne. Quant à l’idée de reprogrammer l’événement à un moment promettant un contexte plus favorable, l’incertitude demeure. « Nous sommes suspendus à la décision et aux prochaines annonces du gouvernement », a ainsi conclu Jérôme Abiteboul.

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