La boxe moins chère ?

Après Don King, il est certainement le promoteur de boxe le plus connu au monde. A 88 ans, Bob Arum, à la tête de Top Rank, la société qu’il a créée en 1973, a organisé des combats avec Mohamed Ali, Sugar Ray Leonard, Oscar De la Hoya, Floyd Mayweather ou encore Manny Pacquiao.
 
Et il s’occupe aujourd’hui, entre autres, de Tyson Fury, champion WBC des lourds, ainsi que d’un autre combattant de premier plan dans la même catégorie, le Bulgare Kubrat Pulev, qui était censé affronter Anthony Joshua le 20 juin à Londres. Un combat reporté en raison d’une crise sanitaire qui bouleverse aussi le monde de la boxe.

Et pour Arum, aussi lié à Tony Yoka, il va falloir s’adapter. "Le problème sera le prix des places, qui devra être ajusté. Les gens souffrent économiquement, a-t-il déclaré à la BBC. Quand tout ça sera fini et qu’on va à nouveau organiser des événements avec des spectateurs, il faudra faire très, très attention aux prix des billets. Ils devront être relativement bas, car les gens ne pourront pas payer autant qu’avant le coronavirus." 
 
Un ajustement nécessaire, et une intention saluée par Carl Frampton, l’ancien champion du monde WBA des plumes et WBA-IBF des super-coqs.

"Je suis ravi qu'un promoteur ait été capable de dire ça. Les prix des billets au Royaume-Uni est astronomique comparé à ceux pratiqués aux Etats-Unis ! Et c'est une solution à laquelle nous devons songer", a confié le Nord-Irlandais, également sur la BBC.
 
Frampton, qui devait tenter de prendre la ceinture de champion WBO des super-plumes à Jamel Herring en juin, estime par ailleurs que "cela pourrait prendre un long moment avant que la boxe ne s'en relève. Je parle de mois, peut-être d'années avant de voir la boxe revenir à ce qu'elle était avant".