Boxe - Super-moyens : Mbilli conserve sa ceinture

Vingtième combat professionnel et vingtième victoire pour Christian Mbilli ! Le boxeur français, né au Cameroun il y a 26 ans, a conservé sa ceinture WBC continentale des Amériques des super-moyens, qu’il défendait pour la première fois. Opposé à l’Américain Ronald Ellis à Harrisburg en Pennsylvanie, Mbilli s’est imposé aux points au terme des dix rounds, face à cet adversaire qui comptait 18 victoires, 2 nuls et 2 défaites avant ce combat et qui était considéré par le plus fort affronté par Mbilli depuis le début de sa carrière. Le Français a mis pression sur Ellis dès le premier round, avant qu’Ellis ne réagisse un peu, notamment lors du cinquième. Les dernières reprises ont été totalement à l’avantage de Mbilli, qui a toujours attaqué pendant que l’Américain tentait de casser le rythme. Même s’il n’est jamais tombé, Ellis était clairement un cran en-dessous du Français, et les juges lui ont logiquement donné la victoire : 99-91, 100-90, 100-90.

Bientôt un championnat du monde ?





« Je suis très satisfait, j'ai écouté au maximum mes entraîneurs. J'ai imposé mon rythme et remporté tous les rounds. J'ai fait ce que j'avais à faire, mais l'Américain est très expérimenté et encaisse les coups. Il est très résistant. Ce n'est pas pour rien qu'il est le sparring-partner officiel du champion du monde unifié Canelo Alvarez. (...) On est très satisfaits du résultat. On est entrés dans l’enceinte avec des sifflets et on a fini le combat avec des applaudissements. Ce n’était pas parfait, mais nous sommes très contents de ce combat. J’ai eu de la difficulté à travailler avec les enchaînements. J’avais du mal à lancer des coups rapides », a réagi Christian Mbilli après le combat. Cette victoire, qui devrait lui permettre de se rapprocher du Top 5 de la WBC, pourrait en tout cas lui permettre de disputer un championnat du monde prochainement, et son entraîneur Marc Ramsay ne dirait pas non : « Si le téléphone pour un combat de championnat du monde sonnait, on répondrait à l’appel. C’est une question d’opportunité. Si on a du temps devant nous, il faut que ce soit constructif avec d’autres combats qui lui permettront de se peaufiner. » Vivement la suite !

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