Boxe : Le Congrès de l'IBA a accordé sa confiance à Kremlev en lieu et place d'une élection

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La boxe amateur s’est-elle mise un peu plus en difficulté ? Dans l’œil du cyclone depuis de longues années et malgré sa volonté de se refaire une image, la Fédération Internationale de boxe amateur (IBA) a conforté dans ses fonctions de président le sulfureux dirigeant russe Umar Kremlev. Elu une première fois en mai dernier à la tête de l’institution, ce dernier avait vu le Comité International Olympique (CIO) montrer une certaine inquiétude puis le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) invalider son élection après une réclamation de son seul rival, le Néerlandais Boris van der Vorst. Umar Kremlev a alors confirmé que de nouvelles élections auraient lieu mais ces dernières, prévues ce dimanche, ont finalement été annulées. En effet, c’est un simple vote de confiance qui a été organisé à l’occasion du Congrès de l’IBA et à l’issue duquel le dirigeant russe a été reconduit avec 74,65% des suffrages.


Kremlev fait comme si de rien n’était


Alors que les scandales à répétition ont poussé le CIO à retirer à l’IBA l’organisation des tournois olympiques de boxe à Tokyo l’an passé et que cela devrait se reproduire à Paris en 2024, la « réélection » d’Umar Kremlev pourrait achever de convaincre l’instance basée à Lausanne de se débarrasser d’une discipline problématique. A cela s’ajoute les liens ténus entre le dirigeant russe et le groupe pétrolier Gazprom, qui reste le principal sponsor de l’IBA malgré le contexte autour de la Russie. Umar Kremlev, de son côté, fait fi de tout cela. « Je tiens à remercier les fédérations nationales pour leur confiance. Ceci est le terme définitif des problèmes de gouvernance de l’IBA, a-t-il affirmé. Le congrès a exprimé son souhait de manière claire et transparente. Je tiens à envoyer un message clair. L’IBA est une organisation forte et indépendante. Notre congrès a démontré aujourd’hui (dimanche) que nous sommes sur de bons rails. Je vais désormais présenter un plan de développement sur quatre ans. J’ai une vision claire de ce que nous devons faire pour atteindre nos objectifs. » Il n’est pas certain que le CIO en soit pleinement convaincu.

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