Boulogne-Levallois : Collet a pensé à quitter son poste d'entraîneur

Panoramic


Vincent Collet n’a pas tenu très longtemps. S’il est à la tête de l’équipe de France masculine de basketball depuis 2009, le technicien normand a cumulé cette fonction avec le poste d’entraîneur de Boulogne-Levallois. S’il avait renoncé à cette double casquette après avoir été congédié par Strasbourg en janvier 2020, il a finalement accepté de replonger l’été dernier. Après une saison réussie sur le plan sportif, Vincent Collet a admis avoir songé à jeter l’éponge alors que les Metropolitans 92 traversent une crise extra-sportive. « J'ai failli arrêter à la fin de la saison, quand il y a eu les soucis au club, a confié le patron des Bleus dans un entretien accordé au quotidien Le Figaro. On avait beaucoup de soucis, les problèmes de salle, on ne savait pas vraiment ce qui allait se passer, réduction drastique de budget… » Confirmant avoir dans son contrat « une clause qui me permettait de repartir à temps plein à la Fédération pour une somme très faible », Vincent Collet assure que la FFBB était prête à cela, écartant également la possibilité de rejoindre une autre formation.


Collet : « C'est difficile de faire les deux »


Toutefois, après une longue période de questionnement, c’est l’arrivée de Victor Wembanyama dans l’effectif du club francilien qui a changé profondément la donne. « Le fait que Victor veuille travailler avec moi, j'ai considéré que c'était une très grande marque de confiance de sa part et qu'il fallait que je le fasse », a confié Vincent Collet, qui admet que mener de front un mandat en club et en sélection n’a absolument rien d’évident, ce qui ne s’améliore pas avec les années qui passent. « C'est difficile de faire les deux. Je le ressens beaucoup plus depuis trois ou quatre ans, a confié celui qui a été élu meilleur entraîneur de Betclic Elite la saison passée. Je n'ai plus la même résistance physique, la même énergie qu'à mes débuts à la tête de l'équipe de France. » Toutefois, la possibilité d’aider un talent en devenir et qui devrait rejoindre la NBA d’ici peu, étant présenté comme un potentiel numéro 1 de la prochaine Draft, est un élément qui l’a convaincu de faire fi de ses propres difficultés.

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