NBA : Les Wolves ont les crocs

Reuters

Contexte et attentes

Le soleil serait-il sur le point de rayonner de nouveau sur le Minnesota ? Absent de la postseason depuis 2004 et bonnet d’âne de la NBA l’an dernier avec le pire bilan de la ligue, la franchise pilotée par Flip Saunders (absent jusqu’à une durée indéterminée pour cause médicale) fonde de grands espoirs sur l’équipe actuelle, dessinée autour d’Andrew Wiggins.

Avec Karl-Anthony Towns, la formation du Midwest a conscience d’avoir enrôlé un joueur au potentiel énorme, apte à parfaitement seconder la jeune star canadienne. A elle désormais de polir le pivot de 19 ans, first pick 2015, et de travailler l’entente entre les deux hommes. Avec seulement 16 succès l’an dernier, jouer les Playoffs dès cette saison s’apparenterait à un authentique exploit mais autour de ce duo, Minnesota a posé les bases d’une reconstruction ambitieuse.

Pour accompagner les deux hommes, le reste du groupe a notamment fier allure, entre le sulfureux Kevin Garnett, le recrutement de l’inoxydable Andre Miller (39 ans), la venue de la star serbe Nemanja Bjelica, les présences de Zach LaVine et Kevin Martin et le retour de blessures de Ricky Rubio. Le meneur espagnol n’a pour l’instant jamais totalement confirmé les (trop ?) grands espoirs placés en lui depuis son arrivée en NBA en 2011. Après avoir prolongé pour 55 millions de dollars sur 4 ans, Rubio a encore connu des pépins physiques, le contraignant à louper 60 matchs la saison dernière.

Point positif : Wiggins et Towns devraient limiter la pression qu’il aura sur les épaules et lui permettre de s’atteler à ce qu’il sait faire de mieux : gérer le tempo et distribuer la gonfle. Suffisant pour mener Minnesota jusqu’au Top 8 ? Peut-être pas encore mais un bilan final à moins de 25 victoires serait clairement un échec pour les jeunes loups.

Le joueur à suivre

L’intersaison a été studieuse pour l’ailier canadien, engagé avec sa sélection dans le Tournoi des Amériques, équivalent de l’Eurobasket de l’autre côté de l’Atlantique. S’il a échoué en demi-finales, Wiggins a tout de même décroché le bronze avec le Canada, tout en terminant dans le meilleur cinq de la compétition. Le meilleur moyen pour lui de répéter ses gammes, après une année rookie assez emballante. L’ancien joueur de Kansas a conclu sa première saison avec des statistiques très honorables, le tout en démarrant l’ensemble des 82 matchs. Quant à son adresse, elle a flirté avec les 44%, un chiffre qu’il va devoir hausser sensiblement même si son activité défensive compense largement ce défaut de jeunesse. Elu Rookie of the Year, Wiggins est à seulement 20 ans le joueur sur qui repose les rêves de grandeur des Timberwolves.

Le cinq de départ

Si le vécu commun entre les titulaires annoncés est faible, le cinq de départ possède le niveau pour embêter un nombre conséquent d’adversaires. La traction arrière composée de Rubio et Kevin Martin est complémentaire, avec un meneur passeur et un arrière shooteur. Sur le poste 3, Wiggins va avoir les coudées franches pour définitivement s’imposer comme le franchise player de Minnesota. Quant à la raquette, la colossale expérience de Kevin Garnett va faire progresser à vitesse grand V le jeune Karl-Anthony Towns.

Propulsé titulaire après la blessure de Rubio l’an dernier, Zach LaVine devrait enfiler le costume de sixième homme et le vainqueur du dernier concours de dunks mènera la second unit avec à ses côtés le scoreur Shabazz Muhammad, l’intimideur Gorgui Dieng, l’esthète Nemanja Bjelica ou encore Tayshaun Prince (35 ans), autre vétéran de l’équipe. Légère interrogation néanmoins sur le futur de Nikola Pekovic. Voué à démarrer sur le banc après la draft de KAT, le puissant pivot monténégrin est une monnaie d’échange de belle valeur dont Flip Saunders pourrait largement tirer profit d’ici la trade deadline.

Notre verdict : 13ème de la Conférence Ouest

Jamais depuis le départ pour Boston de Kevin Garnett les fans des Wolves n’avaient eu autant de raisons de se réjouir. Le retour du Big Ticket, du haut de ses 39 printemps, annonce paradoxalement le début d’un cycle neuf et ambitieux pour Minnesota, autour de l’axe Wiggins/Towns. Ce ne sera certainement pas suffisant pour survivre dans la Conférence Ouest au-delà du mois d’avril mais avec cet effectif, les Timberwolves seront très vite un sérieux candidat aux Playoffs. En attendant encore mieux…

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