NBA : Les Pacers sont revanchards

Reuters

Contexte et attentes

Pour les fans d’Indiana, la saison dernière a été un long chemin de croix, avec pour épilogue une modeste neuvième place, synonyme de fin de parcours prématurée pour une formation double finaliste de Conférence en titre. La signature de Lance Stephenson aux Hornets et surtout l’absence durant la quasi-intégralité de la saison régulière de Paul George ont contraint Frank Vogel à se débrouiller avec les moyens du bord, c’est à dire pas grand-chose, en fondant chaque succès sur une défense étouffante, la marque de fabrique de la franchise.

Mais PG13 is back et le sourire est de facto sur toutes les lèvres à Indianapolis à l’orée de ce nouvel exercice. L’ailier de 25 ans est assurément parmi les joueurs les plus spectaculaires de la NBA, dans le Top 5 à son poste, et ses qualités de scoreur et de défenseur en font un joueur complet. Un franchise player en somme ! Mais avec les départs conjoints des deux titulaires de la raquette, David West (San Antonio) et Roy Hibbert (L.A. Lakers), George aura la tâche d’occuper le poste d’ailier fort. Un rôle inédit pour lui, auquel il va devoir s’habituer sans embûches et qui est une des pièces essentielles du processus mis en place par Frank Vogel pour modifier le jeu de son équipe.

Le coach, en poste depuis 2011, a décidé en accord avec le general manager Larry Bird de remanier les systèmes tactiques de sa formation. Objectif : s’adapter à la mode du small ball et du jeu rapide présent dans la ligue. Le groupe réussira-t-il sa mue ? Cela sera sans nul doute l’élément fondamental des futurs succès des Pacers, qui pourront compter sur un attaquant de très grande classe pour parvenir à leur fin : Monta Ellis, le nouveau lieutenant de Paul George. Avec ce duo, Indiana entend bien retrouver la postseason.

Le joueur à suivre

Ses duels avec LeBron James, ses dunks ra(va)geurs, ses shoots clutchs : PG13 nous a manqué et c’est avec délectation que l’on attend son retour sur les parquets de la ligue. Après une courte apparition en fin de saison passée pour regoûter au rythme NBA (6 rencontres) et quelques matchs de préparation, le talentueux ailier revient pour aider les Pacers à remonter la pente.

Sûrement aligné au poste 4, Paul George risque de souffrir face à des intérieurs plus costauds que lui. Un déficit qui se retournera à son avantage en attaque. Tout sera en fait question de trouver le juste équilibre pour Vogel et son joueur, dont on attend énormément dans les gradins du Bankers Life Fieldhouse. Pour rappel, ses stats lors de sa dernière saison complète : 21.7 points, 6.8 rebonds, 3.5 passes. Vous avez dit superstar ?

Le cinq de départ

Forcément articulé autour de George, le cinq d’Indiana est quelque peu déséquilibré. A l’arrière, Monta Ellis va grandement soulager le leader des Pacers en apportant sa créativité à une attaque parfois trop prévisible. Pour mener le jeu, George Hill sera encore une fois de service. Défenseur actif et combattif, capable d’artiller de loin, l’ancien des Spurs aura pour mission de mettre les deux hommes dans les meilleures dispositions possibles. Avec le décalage de Paul George à l’intérieur, C.J. Miles conservera sa place de titulaire. Quant à notre frenchy Ian Mahinmi, il prend du galon puisque le départ d’Hibbert libère le poste de pivot, bien que Jordan Hill postule lui aussi pour débuter les matchs.

Hormis Rodney Stuckey et Jordan Hill, le banc manque cruellement de folie et de garantie crédible. L’ancien joueur de Detroit est en revanche parfait dans un rôle de sixième homme scoreur et le pivot passé par les Lakers est un joueur d’appoint tout à fait convenable. Après en revanche, c’est un peu un no man’s land. Lavoy Allen, Solomon Hill ou Chase Budinger ne sont clairement pas des joueurs capables de concurrencer ni seconder efficacement les titulaires. Une pauvreté que Frank Vogel aura bien du mal à masquer.

Notre verdict : 9ème de la Conférence Est

A égalité avec Brooklyn en 2015 pour le huitième spot, Indiana ne devrait pas être loin des Playoffs au mois d’avril cette fois encore. Le retour à la compétition de Paul George et le recrutement de Monta Ellis sont deux bonnes raisons de croire en une qualification des Pacers, dont le roster paraît tout de même manquer d’un peu de profondeur vis-à-vis de la concurrence.

Dallas prépare sa transition

Les Hornets pour une piqûre de rappel

Les Lakers au rebond

Des Nets dans le flou

Les Suns marchent à l'ombre

Enfin du mieux chez les Knicks ?

Les Wolves ont les crocs

Les Pistons toujours dans la grisaille

Denver part de très loin

Décollage retardé pour le Magic ?

L'an I des Trail Blazers

Fini la médiocrité pour les 76ers ?


>