NBA : L’an I des Trail Blazers

Reuters

Contexte et attentes

Au rendez-vous de la postseason ces deux dernières saisons, les Blazers auront bien du mal cette fois-ci à rééditer pareille performance. La faute au départ de LaMarcus Aldridge vers San Antonio. La star de Portland, après neuf années de bons et loyaux services, a plié bagage direction son Texas natal, laissant l’équipe de Terry Stotts orpheline de son franchise player. Un rôle désormais dévolu à Damian Lillard, seul capitaine du navire. Le meneur de 25 ans risque de se sentir bien esseulé dans un effectif jeune et complètement bouleversé. C’est bien simple : il est le seul rescapé du cinq de départ titulaire de l’exercice précédent. Sans Robin Lopez, Wesley Matthews, Nicolas Batum et donc Aldridge, c’est tout le collectif des Blazers qui est à redéfinir et à reconstruire. Un sacré chantier en perspective.

Champion de la division Northwest en 2015, le parcours de Portland devrait être totalement différent lors la saison à venir et l’objectif sera surtout de créer une alchimie collective, pour poser les bases d’un avenir meilleur avec les joueurs recrutés. Surtout, le système de Terry Stotts va immanquablement être modifié avec un effectif moins concerné par le tir extérieur après les pertes de Matthews et à moindre échelle de Batum. En l’état, le groupe des Blazers, en dehors de Lillard, n’apporte que très peu de garantie ; que ce soit  au niveau de l’expérience (24 ans de moyenne d’âge pour le cinq de départ) ou du talent pur. Dans « la Cité des Roses », la course au first pick de la prochaine draft est déjà lancée !

Le joueur à suivre

Avec les clés de l’équipe entre les mains, Damian Lillard va avoir l’occasion de se montrer. Si les victoires ont de grandes chances de se faire rare pour le natif d’Oakland, les cartons offensifs devraient quant à eux se succéder. Scoreur dans l’âme, Lillard sera le seul maître à bord en attaque en l’absence d’Aldridge, d’autant plus qu’aucun de ses nouveaux partenaires n’a l’aisance offensive du néo joueur des Spurs. On mise d’ailleurs une petite pièce sur lui pour se hisser dans le trio de tête du classement des meilleurs marqueurs ces prochains mois. Mais plus que sa capacité à enfiler les paniers, c’est surtout son leadership qui est attendu par son coach et tout le staff.

Le cinq de départ

Outre le meneur All Star, la ligne arrière sera composée de Gerarld Henderson. Envoyé dans l’Oregon en échange de Nicolas Batum, le joueur de 27 ans est moins polyvalent que Batman mais reste un solide role player avec ses 12.6 pts de moyenne. A l’aile, Al-Farouq Aminu sort d’une très belle campagne de Playoffs avec Dallas (11.2 pts à 54%) même si sa principale tâche sera d’être le leader défensif de sa formation.

Sous le cercle, Noah Vonleh, neuvième choix de la draft 2014 et laissé-pour-compte à Charlotte, a l’occasion de lancer sa carrière NBA dans une équipe où il aura peu de concurrence à son poste. Pour l’accompagner, Meyers Leonard part avec une longueur d’avance sur Mason Plumlee. Plus offensif que son coéquipier, le pivot de 23 ans a une belle carte à jouer après avoir patienté dans l’ombre de Robin Lopez ces deux dernières années.

Enfin, C.J. McCollum postule lui aussi pour une place de starter dans le backcourt même si sa faculté à scorer et à enflammer les rencontres pourrait lui valoir un parfait rôle de sixième homme, en relai de Lillard. Quant aux remplaçants, ils auront pour nom Chris Kaman, Ed Davis, Mo Harkless, Phil Pressey voire Cliff Alexander s’il est conservé dans le groupe. Pas de quoi pavoiser.

Notre verdict : 15ème de la Conférence Ouest

Nous sommes peut-être sévères mais en l’état, difficile d’escompter pour Portland de bons résultats avec un roster aussi faible au sein de la compétitive Conférence Ouest. Si Damian Lillard devrait surnager tant bien que mal, le reste de l’effectif apparaît bien trop friable et inexpérimenté pour espérer beaucoup mieux qu’une position en queue de wagon.

Fini la médiocrité pour les 76ers ?


>