NBA [J-15] Philadelphia 76ers, l'équipe frissons !

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Contexte et attentes

« Trust The Process ». Depuis déjà plusieurs mois, ce slogan, popularisé par Joel Embiid, est entonné par les fans du Wells Fargo Center. Et ce processus a pris un nouveau tournant au début de l’été avec un énième « first pick » récupéré à la Draft, Markelle Fultz. Un meneur de 19 ans évidemment très prometteur qui devra toutefois se mettre au niveau défensivement et améliorer un étonnant 64,9% aux lancers francs à l’université. Fultz va former avec Ben Simmons (voir plus bas) un duo pour le moins atypique, le second étant un ailier versatile capable de jouer à la mène. « On ne sera pas prévisibles, a prévenu Fultz. Parfois, ce sera lui qui montera le ballon, parfois ce sera moi. Je peux lui poser des écrans et lui peut me poser des écrans, personne ne sait ce qu'il va se passer. J’ai de la peine pour les équipes qui vont devoir jouer contre ça. »

Deux renforts « vétérans » sont venus garnir les rangs de cette très (trop ?) jeune équipe pour une saison. Proche de rejoindre Houston, J.J. Redick a finalement atterri en Pennsylvanie et aura plus de temps de jeu pour exploiter ses qualités offensives. Lui et Amir Johnson, qui apportera sa taille en sortie de banc, seront des relais pour Brett Brown et devront guider cette kyrielle de joueurs prometteurs : de Joel Embiid (voir plus bas), à Dario Saric, proche d’être nommé rookie de l’année, T.J. McConnell, Richaun Holmes, Nik Stauskas, Furkan Korkmaz en passant par le Français Timothé Luwawu. Du haut de ses 26 ans, Robert Covington a presque allure de vétéran après ses 4 années dans la Ligue. Un ailier qui a stagné l’an passé (12,9pts, 6,5rbds, 1,9int) mais qui est indispensable statistiquement parlant (41 défaites en 42 matchs lorsqu’il est absent depuis 2014 selon thesixersense.com).

Quant à Jalil Okafor, cela semble d’ores et déjà peine perdue pour lui. Sa direction a tout fait pour s’en séparer ces derniers mois, avant de finalement laisser filer Nerlens Noel, au sein d’une raquette beaucoup trop chargée lorsque Joel Embiid était sur pied. Les jours d’Okafor à Philly, qui n’a cessé de décevoir, sont comptés. Pour réussir à retrouver les Playoffs après 5 ans d’absence, l’ancienne franchise d’Allen Iverson devra prier pour que les blessures la laissent en paix. Mais aussi qu’une alchimie se forme autour du trio du futur Fultz-Simmons-Embiid. Trois joueurs au potentiel sans limite qui devront toutefois accepter de partager le scoring. Deuxième plus jeune franchise avec seulement trois vétérans (Jerryd Bayless est le 3ème), Philadelphia avance avec insouciance dans cette saison du renouveau.  

La question : Simmons est-il enfin prêt ?

Un premier Australien vainqueur du trophée de Rookie de l’année ? La cote était déjà très élevée il y a un an lorsque Ben Simmons, déjà annoncé comme « NBA ready », était drafté en 1ère position par Philadelphia. Elle l’est toujours malgré une saison blanche, due à une fracture du pied droit survenue le 30 septembre 2016. Pourtant, l’ailier fort de 21 ans aurait pu faire ses premiers pas l'an passé mais les 76ers ont préféré attendre afin qu’il soit remis à 100% et qu’il ne soit pas limité au niveau des minutes. « Je suis prêt ! », a ainsi lancé le natif de Melbourne aux médias américains il y a quelques jours. 

« C’était frustrant au début mais cela m’a offert une belle opportunité pour apprendre, a poursuivi cet excellent rebondeur et passeur. Je suis arrivé aux Etats-Unis quand j’avais 15 ans et personne ne savait qui j’étais, donc j’ai l’impression d’être en quelque sorte derrière la scène en attendant de pouvoir me prouver des choses. » Et Brett Brown ne l’a pas caché : Simmons, qui s’entraîne régulièrement avec LeBron James, défendra sur des postes 4 mais sera bien souvent à l'origine de la mise en place des systèmes.

 « Coach Brown est le premier entraîneur qui me donne l’opportunité de jouer meneur. Il a vu quelque chose en moi, et je crois en moi. Je joue plutôt bien depuis cet été. » Quant à ses qualités physiques hors normes, elles devraient être mise en lumière en transition. « Il n’y a pas grand-monde qui peut vraiment défendre sur moi sur la longueur du terrain quand j’ai la balle en main. Il y aura des problèmes de "mismatchs" pour les équipes adverses la plupart du temps. » Si le physique tient, Simmons, capable de jouer aux 5 positions comme Giannis Antetokounmpo, pourrait bien devenir un véritable cauchemar pour les coachs qui rencontreront sa route…

Le joueur à suivre : Joel Embiid


Comment un joueur qui n’a disputé que 31 matchs en 3 ans peut-il bénéficier d’une telle hype ? La question se pose forcément outre-Atlantique mais Joel Embiid a une occasion en or d’enfin la balayer. Car même avec si peu de temps de jeu et un corps qui l’a déjà privé de deux ans et demi de basket, le pivot camerounais a fait plus qu’impressionner lorsqu’il était opérationnel. Nommé rookie en novembre, décembre puis janvier, Embiid a terminé son festival hivernal par un carton face à Houston : 32 points, 7 rebonds, 4 passes, 3 interceptions et 2 contres en 28 minutes. Un exemple parfait de ce que ce très bon client pour les médias est capable d’apporter des deux côtés du terrain.

Efficace à 3 points (36,7%), une qualité en train de devenir la norme pour les intérieurs en NBA, ce fan du Real Madrid a cependant terminé la saison à l’infirmerie. La faute à une micro-déchirure du ménisque gauche qui l’a contraint à l’opération en mars. De retour à l’entraînement, ce véritable leader de vestiaires n’est pas encore assuré d’être opérationnel pour le coup d’envoi de la saison le 18 octobre face à Washington. « On a une approche très conservatrice et réfléchie sur sa rééducation, a en effet confié le GM Bryan Colangelo. On veut être sûr qu’il soit en bonne condition pour réussir sur le long terme. » La prudence sera de mise pour Embiid. Une nouvelle fois.

Le best-of de Joel Embiid en 2016-2017 !

Le cinq de départ

Le roster

Meneurs : Markelle Fultz - T.J. McConnell - Jerryd Bayless

Arrières : J.J. Redick - Timothé Luwawu - Nik Stauskas

Ailiers : Robert Covington - Justin Anderson - Furkan Korkmaz

Ailiers forts : Ben Simmons - Dario Saric - Amir Johnson - James Michael McAdoo

Pivots : Joel Embiid - Richaun Holmes - Jahlil Okafor

Notre pronostic : 8ème à l’Est

La jeunesse est plus que jamais au pouvoir à Philadelphie. Et donc l’inexpérience qui va avec. Dur de savoir ce que réserve cette équipe. Mais avec le nouvel affaiblissement cet été du côté de la Conférence Est, tous les espoirs de Playoffs semblent permis.

@_PGod_


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