NBA : Denver part de très loin

Reuters

Contexte et attentes

Depuis le premier tour de Playoffs perdu contre les Warriors en 2013, Denver subit une lente descente vers les abîmes. Troisièmes cette année-là, puis 11ème en 2014 et 12ème l’an passé, les Nuggets s’éloignent chaque saison un peu plus du Top 8 et les pépites du Colorado ont encore du chemin à parcourir avant de retrouver tout leur éclat. Petit lot de consolation : la draft avec le septième choix d’Emmanuel Mudiay, appelé à prendre les rênes de l’équipe et à remplacer Ty Lawson, parti chez les Rockets.

Il s’agit du plus gros changement de cette intersaison : le meneur de poche, dans l’équipe depuis six saisons, a fait ses valises pour Houston après plusieurs écarts de conduite qui ont fini par lasser ses dirigeants. Pour succéder au meilleur marqueur et passeur de l’équipe (15.2 pts, 9.6 pds), le front office a parié sur la promesse Mudiay, star lycéenne qui revient de Chine où il a effectué ses premiers pas chez les pros.

Autre nouveauté et non des moindres : Mike Malone a pris le poste de l’intérimaire Melvin Hunt sur le banc. Evincé de Sacramento en cours d’année, le coach de 44 ans va vivre sa seconde expérience à la tête d’un roster NBA. Son objectif sera simple : reconstruire une identité de jeu chez les Nuggets et ramener de la cohésion dans un groupe qui a essuyé une grosse sortie de route ces derniers mois. Avec une formation 25ème défense de la ligue en 2015, Malone sait en tout cas sur quoi orienter ses entraînements. Quant à une qualification en Playoffs, il faudra sûrement patienter pour les protégés du Pepsi Center.

Le joueur à suivre

On l’a abordé plus haut : le nouveau meneur de Denver doit être celui qui redressera la franchise du Colorado. Drafté en 7ème position, le Congolais de 19 ans sort d’une année contrastée en Chine avec les Guangdong Southern Tigers. A son aise les premières semaines, il a souffert d’une blessure à la cheville qui l’a éloigné des parquets durant trois mois. Pas de quoi effrayer les Nuggets, qui l’imaginent comme le futur de l’équipe. Athlétique, doué balle en main, sa vision de jeu et sa défense en un-contre-un sont ses principales qualités. Au contraire de son shoot qu’il devra fortement peaufiner pour briller.

Le cinq de départ

L’effectif a peu bougé, ce qui va faciliter la prise d’automatisme pour le coach Mike Malone. Outre Mudiay, Denver va essentiellement s’appuyer sur Danilo Gallinari. L’Italien est peut-être le meilleur ailier européen du moment dans la ligue. Débarrassé de ses pépins physiques, il sort d’un Euro extrêmement convaincant avec sa sélection et devrait avoir un impact énorme sur l’attaque de son équipe, de par sa capacité à varier ses actions et pour la polyvalence que sa taille lui procure (2, 08m). Signe de la confiance que ses dirigeants lui accordent : Gallinari a paraphé cet été une extension de contrat de 45 millions de dollars sur 3 ans.

Dans le backcourt, Randy Foye  va continuer à démarrer les rencontres tandis qu’à l’intérieur, Kenneth Faried et Jusuf Nurkic assureront sous les panneaux. Le premier doit se racheter après une saison en dents de scie, où il alterné le passable et le très moyen (12.6 pts, 8.9 rbs). Quant au pivot bosnien de 21 ans, il s’est progressivement imposé dans le roster durant son année rookie et le staff s’attend à ce qu’il confirme et poursuive son développement.

Sur le banc, les solutions seront nombreuses et la concurrence va battre son plein. Gary Harris est une alternative crédible à Foye, et Jameer Nelson peut tout à fait débuter les rencontres à la mène le temps que Mudiay fasse ses armes. Dans la raquette, J.J. Hickson peut apporter de l’agressivité en attaque et il faudra pour Joffrey Lauvergne continuer à batailler pour obtenir le temps de jeu qu’il mérite, après une présaison encourageante du Tricolore. Mais c’est bien Wilson Chandler qui sera la grosse plus-value de la second unit. Le polyvalent ailier de 28 ans bénéficiera de nombreuses minutes sur les postes 3-4 en relai de Gallinari, même si offensivement, il souffre de la comparaison avec son coéquipier transalpin.

Notre verdict : 14ème de la Conférence Ouest

Avec l’effectif actuel, on discerne assez mal où se situent les perspectives des Nuggets. Le groupe a des atouts mais manque pour l’instant de leadership et d’un véritable franchise player apte à porter l’équipe sur ses épaules. Si Gallinari est épargné par les blessures et en attendant de voir l’évolution de Mudiay, il peut devenir ce joueur mais au-delà du talentueux italien, cela reste trop faible pour espérer mieux qu’une place en fond de tableau.

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