NBA : Décollage imminent pour les Pelicans ?

ZM / Panoramic

Contexte et attentes

Continuer à grandir collectivement et participer à la grande messe des Playoffs en avril prochain : voici les deux objectifs du dernier huitième de la Conférence Ouest pour cette nouvelle saison. L’un ne va pas sans l’autre et après voir regoûtés à la postseason pour la première fois depuis 2011, les Pelicans ont forcément envie de faire aussi bien, voire mieux. Sweepé par les Warriors au premier tour, NOLA a pu mesurer l’écart abyssal qui existait entre eux et les futurs champions en titre.

Pour combler ce déficit, les dirigeants ont remercié Monty Williams et confié les clés du camion à Alvin Gentry, assistant coach de Steve Kerr à Golden State. Agé de 60 ans, Gentry est un entraîneur à la réputation offensive, passé entre autres par Phoenix et assistant de Doc Rivers aux Clippers. Son premier défi sera de fluidifier l’attaque de NO, en mettant sa star Anthony Davis dans les meilleures dispositions tout en ajustant une défense trop perméable (la pire des 8 qualifiés en Playoffs à l’Ouest).

L’intérieur de 22 ans prend chaque saison de plus en plus d’ampleur dans le jeu de son équipe et sa marge de progression est encore conséquente. Les dirigeants ont donc décidé de mettre le paquet cet été en lui offrant une prolongation de contrat stratosphérique : 145 millions de dollars sur cinq ans ! Une marque de confiance qui traduit la volonté de la franchise de s’appuyer plus que jamais sur l’ancien de Kentucky. Suffisant pour passer un cap alors que le groupe demeure presque inchangé ? Pas sûr.

Le joueur à suivre

Ses statistiques parlent d’elles-mêmes et traduisent efficacement l’immense impact d’Anthony Davis sur le terrain. Cinquième au dernier vote du MVP, l’ailier fort progresse chaque année. Habile à mi-distance, Davis doit encore s’affirmer poste bas pour devenir une menace complète. Le style de jeu rapide prôné par Gentry devrait lui aller comme un gant et pourrait l’amener à jouer plus au large en flirtant avec la ligne à 3-pts.

Formidable machine à protéger le cercle (meilleur contreur NBA), le natif de Chicago est probablement avec Blake Griffin le meilleur joueur à son poste de la ligue. Premier aux points, rebonds, interceptions et donc contres des Pelicans, Davis est devenu le franchise player incontesté et incontestable de NOLA. Seul lui sait jusqu’où il peut encore s’améliorer. Comme aiment dire les Américains : sky is the limit.

Le cinq de départ

La traction arrière composée de Tyreke Evans et de Eric Gordon est un des points forts des Pelicans. Les deux hommes sont d’admirables attaquants, et le playmaker qu’est Evans est devenu indispensable à la bonne marche de New Orleans. Meilleur passeur de l’équipe, le polyvalent Rookie de l’année 2010 n’a pas son pareil pour driver vers le cercle et créer des espaces pour ses équipiers, mais sera absent pour l’ouverture de la saison après une opération au genou. Avec lui, Gordon bénéfice de shoots ouverts et a signé la meilleure campagne de sa carrière à 3-pts (44.8%). Certainement pas le fruit du hasard.

Quincy Pondexter, arrivé en cours de saison en provenance de Memphis, apporte lui aussi du shoot extérieur et Omer Asik est chargé de défendre dur et d’épargner à Davis des fautes rapides. Critiqué pour ses Playoffs ratés contre Golden State, le pivot turc a néanmoins été prolongé cet été avec un contrat fort lucratif (58 millions sur cinq ans).

Quant aux remplaçants, Gentry dispose de quelques valeurs sûres avec Ryan Anderson, idéal pour contribuer au spacing de l’équipe avec son tir longue distance très fiable. Alexis Ajinça va lui manquer le début de la saison régulière après une blessure à la cuisse mais bénéficiera d’un temps de jeu stable en relai d’Asik. Norris Cole et ses bonnes dispositions défensives est un backup de qualité pour son coach, qui plus est avec son expérience acquise à Miami. Deux recrues sont à noter : Kendrick Perkins (Cleveland Cavaliers) et Alonzo Gee (Portland Trail Blazers) mais leurs rôles seront mineurs dans la rotation.

La principale interrogation du banc concerne Jrue Holiday. All Star avec les 76ers en 2013, le meneur de 25 ans se remet péniblement d’une fracture du tibia. S’il parvient à retrouver son niveau, son apport peut clairement permettre à la franchise de Louisiane de s’immiscer dans le haut du tableau et de concurrencer durablement les grosses cylindrées.

Notre verdict : 7ème de la Conférence Ouest

Les Pelicans sont attendus au tournant cette saison après une campagne 2015 de très belle facture. Collectivement, le groupe est en place et si Gentry parvient à resserrer les boulons en défense, NOLA ira dans la bonne direction. Peu d’équipes peuvent se targuer de détenir dans leur rang un potentiel MVP. New Orleans en possède un en la personne d’Anthony Davis. Cela n’a pas de prix et dans ces conditions, retourner en Playoffs est clairement un objectif dans les cordes des Pelicans.

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