La mauvaise blague...

Se faire emmener en prolongation par la Finlande, ça ne peut pas passer à tous les coups. En 2015, lors de notre fameux Euro à domicile – conclu par une défaite contre l’Espagne en demi-finales, en prolongation – les hommes de Vincent Collet avaient déjà ouvert la compétition face aux Finlandais. Ils avaient eu toutes les peines du monde à gagner lors d'une double prolongation ! Cette fois, le dénouement a été négatif, avec une défaite 86-84 qui complique forcément la tâche dès la première journée de la compétition.

Dans le contexte déjà troublé d’avant-compétition, de forfaits en débuts de polémiques dans la presse, rien ne s’arrange donc. Car dans cette poule pas évidente, la Finlande était loin d’être l’adversaire le plus inabordable, bien au contraire. La Grèce vient d’exploser l’Islande de 30 points, et la Slovénie comme la Pologne deviennent des challengers plus que sérieux après une telle prestation… Les cadres Nicolas Batum et Rudy Gobert absents – sans revenir sur Tony Parker – Nando de Colo n’a pas réussi à se montrer assez "clutch". Le petit dernier Louis Labeyrie a joué un peu plus que prévu et a été assez intéressant. Mais avec 23 ballons perdus au total pour l'équipe, c'était rédhibitoire.

Il y a eu plusieurs phases pour ces Bleus, d’abord menés de huit points à la fin du premier quart (23-15), encaissant notamment un 14-0. Mais ils se sont repris dans la foulée en passant un 18-3 aux Finlandais, menant finalement d’un point à la pause (32-33). A deux minutes de la fin, un panier primé de De Colo semblait mettre l’équipe de France à l’abri (70-62), mais la Finlande est revenue avec deux paniers à trois points à son tour. Et puis, en fin de prolongation, il y a eu cette nouvelle égalisation de Fournier – meilleur marqueur du match avec 25 points – à trois points (84-84). Pour rien, donc.