Matthews fait coup double 

Surtout connu pour avoir porté le maillot rose du Giro et le maillot rouge de la Vuelta pendant quelques jours l’année dernière, Michael Matthews goûte désormais au maillot jaune de leader de Paris-Nice. L’Australien a fait coup double mercredi à l’arrivée à Saint-Pourçain-sur-Sioule, en Auvergne, raflant la troisième étape et prenant, au jeu des bonifications, les commandes du classement général. Michal Kwiatkowski, leader depuis sa victoire inaugurale lors du prologue dimanche, pointe désormais à une seconde du coureur Orica-GreenEdge.

Très bon finisseur, Matthews a magnifiquement géré le dernier kilomètre qu’il fallait aborder dans les toutes premières places pour l’emporter. Très bien placé, il a pu passer le dernier virage en tête pour s’imposer devant les Italiens Davide Cimolai et Giacomo Nizzolo tandis que d’autres coureurs, parmi lesquels Nacer Bouhanni, Bryan Coquard et Arnaud Démare, respectivement 8e, 9e et 10e, n’ont jamais pu jouer la victoire après s’être fait surprendre dans l’emballage final. John Degenkolb, qui attendait beaucoup de cette quatrième journée, était lui aussi à classer parmi les déçus du jour (11e).

Voeckler encore devant

Avant ce sprint, trois coureurs avaient animé l’étape. Partis dès le kilomètre 9, Philippe Gilbert et Florian Vachon ont passé l’après-midi ensemble, rejoints environ une heure et demie plus tard par par un Thomas Voeckler toujours aussi généreux et devenu grâce à cette échappée le coureur à avoir parcouru le plus de kilomètres aux avant-postes en 2015. Mais les trois courageux, qui comptaient encore trois minutes d’avance à 30 bornes du but, n’ont pas résisté au retour du peloton, Gilbert se relevant le premier pour être avalé à 17 kilomètres de l’arrivée quand Voeckler, le dernier résistant, capitulait sept kilomètres plus loin.

Un nouveau trio, composé de Paolo Tiralongo et des coureurs AG2R-La Mondiale Romain Bardet et Jan Bakelants - abasourdis comme leurs coéquipiers après le contrôle positif à l’EPO de Lloyd Mondory révélé hier -, tentait sa chance mais rendait les armes à deux kilomètres de la ligne d’arrivée. Le moment choisi par Matthews pour se positionner en première ligne du peloton et faire parler sa pointe de vitesse qui, depuis le début de sa jeune carrière – il n’a que 24 ans -, lui a permis de porter quelques prestigieux maillots de leader. 


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