Bonzi : «Il va falloir digérer»

Panoramic


Après un très bon épisode sur gazon, récompensé notamment par un quart de finale à Newport et cette demi-finale perdue contre Majorque face à Stefanos Tsitsipas, Benjamin Bonzi espérait que le passage sur dur et la tournée américaine lui permettraient de poursuivre sa progression et d'ajouter de nouvelles victoires à son compteur. Malheureusement pour celui qui peut se vanter depuis plusieurs semaines d'être le dauphin de Gaël Monfils au classement des Français les mieux classés à l'ATP, rien ne se passe comme prévu pour le moment et le Nîmois n'a toujours pas gagné depuis qu'il a posé le pied sur le sol américain. Lundi soir, à Cincinnati, une nouvelle occasion s'est présentée pour le protégé de Lionel Zimbler. Mais en face, il y avait de nouveau le géant américain et machine à aces John Isner, qui avait déjà joué un vilain tour à Bonzi à Newport. L'histoire s'est encore répétée, avec une nouvelle victoire du joueur de 2,08m au jeu décisif du troisième set. Un scénario similaire à celui du 14 juillet dernier que le 48eme au classement avait forcément du mal à digérer, même si, comme à Newport, il n'avait pas à rougir de sa prestation, bien au contraire. "C'est sensiblement pareil qu'à Newport, on est un peu sur le même scénario. Peut-être que je dois prendre le premier, je ne le fais pas et après on connaît les tie-breaks. C'est le jeu. Il m'a peut-être manqué un peu de service dans les tie-breaks, des points un peu plus faciles par moments. Il ne manque pas grand-chose", analysait d'ailleurs ensuite en conférence de presse avec beaucoup de lucidité sur sa performance le joueur du Stade toulousain, qui avait appris juste avant la rencontre que Sébastien Grosjean l'avait retenu pour disputer la phase de groupes de la phase finale de Coupe Davis avec les Bleus.

Avec à l'horizon ses grands débuts à l'US Open


Une bonne nouvelle qu'il n'a pas eu vraiment le temps d'apprécier. Au même titre que l'ex-rouleau compresseur du circuit Challenger n'a pas eu le plaisir de célébrer cette première convocation pour lui qui avait uniquement eu le plaisir de prendre la température du groupe en février dernier comme en mars, lors du barrage face à l'Equateur. Même s'il reconnaît que faire partie cette fois des quatre premiers noms lui fait très plaisir. "J'étais super content d'être pris. C'est plus dur avec le match aujourd'hui (lundi) de voir cet aspect-là, mais bien sûr je suis très content. C'est quelque chose qui me tient à cœur. J'ai vécu une super expérience à Pau, ça va être génial de retrouver l'équipe." Bonzi aura le temps d'y penser. Car pour le moment, seul lui importe d'enfin débloquer son compteur dans cette tournée américaine qui tourne au fiasco pour l'intéressé pour le moment sur le plan comptable (trois matchs, trois défaites, toutes au premier tour). "Il va falloir digérer ce début de tournée et se consacrer à la suite et aux deux tournois qui arrivent." Le partenaire de double de Monfils à Montréal la semaine dernière disposera en effet de deux nouvelles opportunités : à Winston Salem puis à l'US Open, qu'il découvrira par la même occasion. En espérant cette fois que les Etats-Unis lui porteront chance.

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