ATP - Madrid : Sale journée pour les Russes et Tsitsipas, Nadal, Thiem et Zverev en quarts

Medvedev à terre


« J'adore la terre battue », avait écrit, plus ironiquement qu'autre chose, Daniil Medvedev sur la caméra officielle après son succès dans la douleur de mercredi face au jeune Espagnol qui monte Alejandro Davidovich Fokina. Le premier depuis plus de deux ans pour le géant russe, rattrapé jeudi par ses difficultés sur cette surface, qui n'est décidément pas sa surface de prédilection. Vingt quatre heures après avoir enregistré à Madrid sa toute première victoire alors qu'il dispute le tournoi pour la troisième fois de sa carrière, Medvedev a buté (6-4, 6-7, 6-1) sur le pur terrien qu'est le Chilien Cristian Garin, qualifié là pour son deuxième quart de finale dans un Masters 1000. Le Russe n'a pas pour rien encore jamais franchi le premier tour à Roland-Garros (en quatre participations). Alors, oui, il a déjà atteint les demi-finales à Monte-Carlo, où il était absent cette année, et même la finale à Barcelone, il n'empêche qu'il est loin de montrer le meilleur de lui-même sur terre, et Garin en a profité pour lui jouer un vain tour. L'exploit réalisé par le Chilien sorti en 8emes de finale sur le Rocher par le futur vainqueur Stefanos Tsitsipas ne souffre d'aucune contestation pour autant. Certes, Medvedev a su s'accrocher dans le deuxième set, qu'il a enlevé au jeu décisif (7-2), pour recoller après qu'un seul break a suffi à son adversaire pour prendre les devants. Mais c'était avant que le Russe, déjà au bord de la crise de nerfs depuis les premiers points, ne sorte complètement du match et ne donne à voir la pire image de lui-même en termes d'attitude, avec même quelques regrettables insultes adressées à Garin au passage. Pendant ce temps-là, le 25eme mondial, impassible, ne s'est pas gêné pour aligner les jeux et s'envoler dans ce dernier set à sens unique qu'il a conclu à sa deuxième balle de match, après 2h21 de jeu. Tombeur d'Alexander Zverev en 2019 à Munich, le Chilien s'offre du même coup un nouveau joueur du Top 10, de surcroît tête de série numéro 2 à Madrid, mais surtout la plus belle victoire de sa vie, à 24 ans. « Daniil le terrible », en ce qui le concerne, va pouvoir se replonger dans son livre de chevet préféré du moment : « la terre battue pour les nuls ». Un recueil qu'il a tout intérêt à apprendre par coeur alors que Roland-Garros approche à grand pas et qu'il attend toujours de gagner un match Porte d'Auteuil...

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