Astana : Goffin analyse son exploit contre Alcaraz

Panoramic


En quittant les gradins du court central d'Astana, encore sous le choc de ce que venait de réussir David Goffin face à Carlos Alcaraz pour la grande première du jeune Espagnol en tant que numéro 1 mondial, les spectateurs ont dû se demander ce qu'avait mangé le Belge. Il faut dire que le 66eme au classement, battu deux jours plus tôt au 2eme tour des qualifications du rendez-vous kazakh (ex-Nur-Sultan), avait retrouvé des ailes et son tennis pour créer l'énorme sensation de ce début de tournoi aux dépens de celui qui en était pourtant l'immense favori après son sacre à l'US Open et son avènement au sommet du classement ATP. Le public attendait donc la réaction à chaud du héros du jour, et il n'a pas eu longtemps à patienter pour se délecter de l'analyse du lucky loser belge, visiblement jamais aussi fort que lorsqu'il a en face de lui un monstre. C'est en tout cas ce qu'il ressortait des mots du natif de Rocourt au micro du speaker de cette épreuve qui se déroule en dur indoor.

Goffin : "Le feu à l'intérieur vous donne tellement de puissance..."


"Quand vous jouez contre le numéro un mondial sur un grand court, devant un grand public, le feu à l’intérieur vous donne tellement de puissance pour jouer votre meilleur tennis, parce que vous n’avez pas le choix. Vous devez vous battre et donner le meilleur de vous‐même et c’était le cas aujourd’hui. J’ai toujours cru que je pouvais le faire et j’en suis suis heureux", savourait Goffin, 31 ans et loin derrière les meilleurs dans le classement désormais, mais qui a prouvé mardi qu'il ne fallait pas l'enterrer pour autant ou penser qu'il n'était plus capable d'exploit. C'est d'ailleurs cette confiance en sa capacité à réussir encore de très belles performances qui fait toujours dire au quadruple quart de finaliste en Grand Chelem (dont deux fois à Wimbledon) qu'il peut jouer des coudes avec les meilleurs joueurs de la planète sur un match. "Je crois toujours que j’ai le niveau pour causer des problèmes contre ces gars‐là. Bien sûr, ce n’est pas ma meilleure période, je n’ai pas vraiment joué ces derniers tournois, mais je crois toujours en moi, je m’entraîne et on ne sait jamais." Adrian Mannarino, qui s'attendait à défier Alcaraz mais retrouvera Goffin, est prévenu : ce n'est pas parce que le Belge n'a plus atteint le troisième tour dans un tournoi depuis le dernier Wimbledon qu'il n'est plus capable de briller. Demandez à Alcaraz ce qu'il en pense.

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