Mayer dépeint la réalité d'un contrôle antidopage

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Champion du monde et recordman du monde, le décathlonien Kevin Mayer aime à se faire le chantre d’un athlétisme propre, avec toutes les conséquences que cela implique. A l’heure où le sprinter américain Christian Coleman passe entre les gouttes, soutenu par l’Agence américaine antidopage (Usada) et finalement guère inquiété par l’Agence mondiale antidopage (AMA) malgré trois "no show" de rang, le Francilien de 27 ans s’efforce de jouer le jeu. Coûte que coûte.

Victime d’une indigestion dans la nuit de mardi à mercredi, Kevin Mayer avoue  avoir vécu "l’un des pires contrôles de (sa) vie" quand un agent est venu sonner à sa porte ce mercredi au petit matin alors qu’il était pour le moins patraque. "7h du matin, j'entends la sonnerie. C'est un contrôle antidopage. Lors de la prise de sang je suis à deux doigts du malaise. Puis, viens le plus dur avec le test urinaire, narre-t-il dans une story Instagram. Après avoir vomi, le corps est totalement déshydraté. Le problème, c'est que boire de l'eau me donnait envie de vomir... J'ai donc passé une heure à ingurgiter des petites gorgées et à me retenir de vomir."

Et d’aller plus loin encore dans le détail: "Le problème suivant et pas des moindres, ce n'est pas l'envie d'uriner qui est arrivée mais la grosse commission... J'ai donc dû - devant le contrôleur - initier une tentative de pipi en même temps que la commission. Trois minutes plus tard, je suis revenu avec un pot bien rempli de mon urine et sans avoir fait « popo » sauvant par la même occasion mon honneur (après 1h30 de contrôle)." Une anecdote ainsi partagée dans un but précis: "Je sais que cette histoire est peu reluisante à lire mais c'est bien aussi de vous laisser imaginer ce que peuvent parfois être des contrôles antidopage, jusqu'où il faut aller pour jouer le jeu dans le sport de haut niveau…"