FFA : Le futur DTN, un choix sur lequel André Giraud veut influer

André Giraud ne compte pas se laisser faire. Alors que la Fédération Française d’athlétisme (FFA) n’a plus de Directeur Technique National (DTN) depuis la démission d’Anne Barrois, qui assurait cette fonction par intérim, le Ministère des Sports doit auditionner mardi prochain les deux candidats à ce poste convoité. Une nomination pour laquelle Claude Onesta, manager de la haute performance au sein de l’Agence Nationale du Sport, entend s’impliquer aux côtés des services gouvernementaux. En effet, un DTN est nommé par le ministère avant que la nomination soit entérinée par la fédération concernée. Toutefois, dans des propos recueillis par l’AFP, André Giraud a affirmé vouloir défendre une certaine autonomie de la FFA. « Je ne laisserai personne décider seul à la place de la fédération », a déclaré ce dernier, qui a aussi critiqué la lenteur dans le processus de nomination. « Ma volonté c'est qu'un candidat puisse être nommé, je suis serein, j'attends cela depuis le 26 mai dernier, je le dis avec un sourire, on avait convenu des auditions début juillet, a ajouté le patron de l’athlétisme français. Je pensais qu'après Tokyo ça filerait mais ça prend le temps administratif… »

Giraud compte nommer un directeur de la performance


S’il ne devrait pas avoir la main sur le choix du futur DTN, André Giraud entend remettre en place l’organisation vue en amont des Jeux Olympiques de Tokyo. Autrement dit, un directeur de la performance sera nommé dans la foulée et succédera à Florian Rousseau, démissionnaire et qui devrait prochainement rebondir à la Fédération Française de cyclisme. « Ce n'est pas l'ANS qui va choisir à ma place pour ce poste, il en est hors de question », tempête le président de la FFA qui a défini le profil du futur DTN. « Il faut quelqu'un de fort, très expérimenté, qui connaisse bien tous les rouages de l’Etat, résume André Giraud avant de préciser le rôle du directeur de la performance. S'il ne vient pas de l'athlétisme, il faudra lui adjoindre un spécialiste à la haute performance, on a des profils compatibles en interne. C'est de ma responsabilité de trouver un couple qui fonctionne. » Ce qui est certain, c’est que ce dossier est brûlant à moins de trois ans de Paris 2024 et après le bilan médiocre de l’athlétisme français à Tokyo. « On est d'accord avec l'ANS qu'il faut tout remettre à plat, a assuré le président de la FFA. Entre les cadres d'Etat et les salariés privés, il faut que tout le monde tire dans la même direction. » Ce qui n’a pas forcément été le cas ces derniers temps.

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