Un choc Real-City, Liverpool tombe sur l'Atlético

AFP

 

Pep Guardiola contre Zinédine Zidane! Manchester City et son entraîneur catalan ont hérité du Real Madrid de "ZZ" lundi lors du tirage des huitièmes de finale de la Ligue des champions, également marqué par une belle opposition de styles entre le tenant du titre Liverpool et l'Atlético de Madrid.
 
En février et mars, les amateurs de football auront de quoi se régaler avec d'autres chocs appétissants. Car au menu, il y aura également des alléchants Chelsea-Bayern Munich, Naples-Barcelone et Paris SG-Dortmund, un duel à la saveur particulière pour Thomas Tuchel, ex-entraîneur du Borussia (2015-2017), et désormais sur le banc du club français.
 
Dans les autres rencontres, Tottenham et José Mourinho iront défier le RB Leipzig et la Juventus Turin de Cristiano Ronaldo affrontera Lyon. Enfin, le duel entre Valence et l'Atalanta Bergame apparaît plus équilibré même si le club italien, invité surprise dans le top-16 européen, n'a aucune expérience d'un tel niveau de compétition.
 
Bataille tactique au Bernabeu
                  
En terminant deuxième de son groupe derrière le PSG, le Real Madrid s'était exposé à un duel face à l'un des autres principaux favoris à la victoire finale. Ce sont finalement les Citizens qui se dresseront sur la route de la "Maison blanche"!
 
Le duel s'annonce bouillant sur le terrain entre le club espagnol, le plus titré de la compétition (13 titres) mais qui s'est écroulé l'an passé en huitième de finale face à l'Ajax Amsterdam, et le double champion d'Angleterre porté par Kevin De Bruyne et Raheem Sterling.
 
La bataille tactique sera aussi scrutée à la loupe entre Zidane, trois fois vainqueur de la C1 comme entraîneur principal, et Pep Guardiola, deux fois sacré sur le banc du FC Barcelone. Le retour du Catalan au stade Bernabeu, le temple du Real, s'annonce bouillant.
 
"Le Real Madrid l'a gagné 13 fois donc ce sont les meilleurs (...) mais ils connaissent aussi notre équipe et notre entraîneur", a réagi le directeur technique de City, Txiki Begiristain.
 
Une autre affiche promet de faire des étincelles, c'est celle entre le tenant du titre Liverpool et l'Atlético, revanchard après avoir manqué la finale dans son stade Metropolitano l'an dernier. A Anfield et au Wanda, il y aura des décibels en tribune et sur les bancs de touche, avec les remuants Jürgen Klopp et Diego Simeone.
 
Les matches aller se joueront les 18-19 et 25-26 février, avec des manches retour programmées les 10-11 et 17-18 mars 2020.
 
L'affiche entre Chelsea, vainqueur de la dernière Ligue Europa, et le Bayern Munich s'annonce aussi prometteuse. En 2012, les deux clubs s'étaient affrontés en finale de la compétition, finalement remportée par les Blues de Didier Drogba aux tirs au but.
 
"Chelsea est une équipe dangereuse, nous devons la prendre extrêmement au sérieux", a réagi Manuel Neuer, gardien et capitaine du club allemand, tout en se disant "content de ce tirage".
                  
"Tirage idéal" pour Bergame
                  
A Londres, il y a aussi Tottenham, finaliste malheureux de la dernière édition et revigoré par l'arrivée de José Mourinho sur le banc fin novembre. Et c'est le RB Leipzig qui en a hérité.
 
Les "Spurs" version "Mou" ont certes perdu deux affiches récentes contre Manchester United (2-1) et le Bayern Munich (3-1). Mais l'expérience européenne inégalable du Portugais, deux fois lauréat de la Ligue des Champions en 2004 et 2010, peut faire trembler les partenaires de Timo Werner, éliminés l'an dernier dès la phase de groupes de la Ligue Europa.
 
L'Atalanta Bergame a de son côté été gâté au tirage en héritant du Valence CF, l'adversaire a priori le plus abordable pour le modeste club italien, qui s'apprête à disputer les huitièmes pour la première fois de son histoire.
 
"Valence, j'aurais dit hier que c'était le tirage idéal. On espère prendre un gros au prochain tour", a rigolé Antonio Percassi, le président du club sur la chaîne Sky. "Mais ça sera très dur, c'est une équipe expérimentée".
 
Les autres clubs italiens ont connu des fortunes diverses.
 
Englué dans une crise sportive qui a coûté son poste à Carlo Ancelotti, le Napoli de Gennaro Gattuso a deux mois pour remonter la pente en championnat (septième à huit points du top 4) avant d'affronter le FC Barcelone de Lionel Messi, sextuple Ballon d'or.
 
Quant à la Juventus de son éternel rival Cristiano Ronaldo, la partie s'annonce plus aisée face à Lyon, en difficulté dans le Championnat de France et qui vient de perdre sur blessure son capitaine Memphis Depay.