US Open - Serena Williams méconnaissable

AFP

"Je ne suis pas un robot ou quelque chose du genre", s'est défendue la reine du tennis féminin après sa laborieuse victoire contre la 101e mondiale (3-6, 7-5, 6-0).

A 33 ans, Williams peut rentrer un peu plus dans l'histoire du tennis en réalisant le quatrième Grand Chelem de l'histoire, mais cette perspective ne l'émeut guère.

"Je suis ici pour donner le meilleur de moi-même, mais je ne me suis pas fixée l'obligation de remporter ce tournoi", a-t-elle expliqué.

"Cela ne sera pas la fin du monde si je ne conserve pas mon titre. Le Grand Chelem, c'est quelque chose qui semble plus important pour les gens que pour moi", a poursuivi celle qui peut imiter Steffi Graf, la dernière à avoir gagné la même année, en 1988, les quatre tournois les plus importants du calendrier.

Contre Mattek-Sands, fantasque joueuse aux tenues bariolées de retour sur le circuit après deux opérations à une hanche, Williams est passée à deux jeux de sa première défaite à Flushing Meadows depuis quatre ans.

Elle a encore connu des ratés au service (6 doubles-fautes, 64% de première balle), n'a pas su concrétiser ses nombreuses balles de break (6 sur 21) et a multiplié les fautes directes (28).

Venus fait chuter Bencic 

Au tour précédent, la sextuple championne de l'US Open avait déjà souffert face à une joueuse classée au-delà de la 100e place mondiale, la Néerlandaise Kiki Bertens qu'elle avait battue 7-6 (7/5), 6-3.
Le tableau féminin où il ne reste plus que trois joueuses du top 10, a perdu une nouvelle prétendante, Belinda Bencic (N.12). 

La Suissesse a mordu la poussière face à Venus Williams (6-3, 6-4).

L'ancienne N.1 mondiale, désormais 23e au classement WTA à 35 ans, n'avait pourtant pas les faveurs des pronostics: Bencic, âgée de 18 ans, avait fait sensation début août en remportant le tournoi WTA Premier de Toronto, battant en demi-finale Serena Williams qui n'a concédé que deux défaites en 2015.

En 8e de finale, Venus Williams, qui participe à l'US Open pour la 17e fois, sera opposée à l'Estonienne Anett Kontaveit, 152e mondiale.

Attention toutefois au retour au premier plan d'Eugénie Bouchard: la Canadienne, entraînée par l'ancienne gloire Jimmy Connors pour ce tournoi, a enchaîné trois victoires de suite, une première en 2015.

Dans le tableau masculin, le tenant du titre Marin Cilic a décroché son billet pour les 8e de finale dans la douleur.

Il lui a fallu cinq sets et plus de quatre heures de jeu pour venir à bout du Kazakh Mikhail Kukushkin (6-7 (5/7), 7-6 (7/1), 6-3, 6-7 (3/7), 6-1).