Roland-Garros - Les Australiens font flop, Serena Williams s'en sort de peu

Novak Djokovic et Andy Murray ont anéanti les ambitions de la jeune classe australienne Thanasi Kokkinakis et Nick Kyrgios, samedi à Roland-Garros, où Serena Williams a failli être évincée par Victoria Azarenka.

Avec leur look très tendance et leur caractère bien trempé, au service d'un physique impressionnant et d'un jeu complet, Kokkinakis (19 ans) et Kyrgios (20 ans) incarnent l'avenir du tennis mondial.

Mais si les deux Australiens paraissent promis à plus ou moins long terme au Top 10, voire mieux, ils ont pu constater que le chemin à parcourir pour rivaliser avec le "Big Four" serait encore long.

Moins expérimenté que son compère Kyrgios, Kokkinakis, 84e mondial, a fait admirer la qualité de sa frappe de balle contre Djokovic. Mais il n'a jamais pu déstabiliser le N.1 mondial, victorieux 6-4, 6-4, 6-4.

Le Serbe n'a pas concédé la moindre balle de break et a accéléré quand bon lui a semblé pour renvoyer à ses études l'Australien, qui disputait pour la première fois un troisième tour en Grand Chelem.

Djokovic, qui sera opposé au Français Richard Gasquet, tête de série N.20, a tout de même salué en des termes élogieux son jeune adversaire.

"Il a beaucoup de talent et de puissance. C'est encore un +teenager+, donc il a encore du temps pour faire de grandes choses. Je l'espère pour lui, parce qu'il a beaucoup de qualités", a-t-il déclaré.

Gêné par une douleur au coude droit qui a rendu son service plus vulnérable que d'habitude, Kyrgios (N.29) n'a pas été plus menaçant pour Murray (N.3), facile vainqueur (6-4, 6-2, 6-3).
L'Australien, quart-de-finaliste à Wimbledon en 2014 et à l'Open d'Australie cette année, a montré les deux facettes de son jeu, alternant les coups gagnants foudroyants et les erreurs grossières.

Murray, victorieux cette année des deux premiers tournois sur terre battue de sa carrière à Munich et Madrid, a signé une 13e victoire d'affilée sur cette surface, soit exactement le même total que Djokovic, vainqueur à Monte-Carlo et Rome.

L'Ecossais a obtenu sa troisième victoire consécutive face à Kyrgios, qu'il avait battu en quarts à Melbourne en janvier. "C'était un match difficile. Nick tente souvent le coup gagnant", a-t-il souligné.

"Mais j'ai essayé de varier mon jeu, d'utiliser le slice pour casser son rythme et ça semble avoir marché", a-t-il ajouté. "Sa blessure au bras ne l'a pas aidé".
- Serena Williams puise dans ses réserves -


Au prochain tour, Murray croisera la route de Jérémy Chardy (45e). Le Français a surclassé (6-3, 6-4, 6-2) le Belge David Goffin (18e), pour égaler sa meilleure performance à Paris, remontant à sa deuxième participation en 2008.

Pas plus que Murray et Djokovic, Rafael Nadal (N.6) n'a été troublé par Andrey Kuznetsov (120e). Le Russe a été broyé 6-1, 6-3, 6-2 par le nonuple vainqueur de Roland-Garros.
David Ferrer, finaliste en 2013 à Paris, a eu plus de mal à se défaire de Simone Bolelli (60e). L'Italien n'a vraiment lâché prise que dans les deux derniers sets (6-3, 1-6, 5-7, 6-0, 6-1).

- Serena Williams puise dans ses réserves -

Dans le tableau féminin, la N.1 mondiale Serena Williams a encore une fois fait face dans l'adversité pour écarter (3-6, 6-4, 6-2) sa grande rivale Victoria Azarenka (N.27). 

L'Américaine a dû puiser dans ses réserves pour ramener à la raison la joueuse qui l'avait précédée au sommet du classement WTA et qui avait déjà failli la battre en huitième à Madrid, où elle avait sauvé trois balles de match.

La Bélarusse a mené 4-2 dans le deuxième set et encore 2-0 dans le troisième. Mais Williams est revenue à chaque fois et a même inscrit les six derniers jeux du match.
Le simple dames a lui perdu sa troisième demi-finaliste de l'édition 2014, avec la défaite (6-3, 6-3) d'Andrea Petkovic (N.10) contre l'Italienne Sara Errani (N.17), finaliste à Paris en 2012.

Diminuée par une blessure à une cuisse, l'Allemande a suivi la même trajectoire que la Canadienne Eugenie Bouchard (N.6), éliminée au premier tour, et la Roumaine Simona Halep (N.3), sortie au deuxième.

La Russe Maria Sharapova (N.2), tenante du titre, reste ainsi la seule membre du dernier carré de l'an passé encore en lice.