Arsenal se réveille grâce à Pépé

Reuters

Arsenal a brisé sa série de neuf matches sans victoire en allant l'emporter à West Ham (3-1) lundi, en clôture de la 16e journée de Premier League, notamment grâce à l'ancien Lillois Nicolas Pépé titulaire, buteur et passeur.

Un premier succès aussi pour Freddie Ljungberg qui a remplacé Unai Emery il y a trois matches, après un nul chez le 18e, Norwich (2-2) et une défaite à domicile contre le 16e, Brighton (2-1).

Ces trois points permettent aux Gunners de remonter à la 9e place avec 22 points, à deux longueurs seulement de Manchester United, 5e, et laissent craindre que les jours de Manuel Pellegrini à la tête de West Ham ne soient comptés.

On a pourtant longtemps cru que ce match allait à nouveau échapper à Arsenal, auteur d'une première période d'une pauvreté insigne, symptomatique d'une équipe à la confiance en berne.

Ces 45 premières minutes ratées ont été couronnées par un but d'Angelo Ogbonna où la passivité de la défense s'est ajoutée à la malchance d'un ballon détourné par Ainsley Maitland-Niles (1-0, 38e).

Le premier quart d'heure du second acte a laissé craindre une prestation du même acabit jusqu'à une action pleine de spontanéité et de précision, mais totalement inattendue, où Granit Xhaka a lancé Sead Kolasinac sur la droite, dont le centre en retrait a trouvé Gabriel Martinelli qui a conclu d'une reprise sans contrôle (1-1, 60e).

C'était déjà le 8e but de la saison pour le Brésilien de 18 ans mais le 1er en championnat, pour sa première titularisation dans cette compétition, au détriment d'Alexandre Lacazette.

Ce but a semblé ôter un poids des épaules des Gunners qui ont marqué deux fois en neuf minutes, la première par Nicolas Pépé, après son enchaînement fétiche, crochet extérieur-intérieur du gauche, qui a trouvé le petit filet opposé (2-1, 66e).

Le but du break est venu trois minutes plus tard, Pierre-Emerick Aubameyang décalant l'Ivoirien qui lui a adressé un centre piqué parfait pour une reprise de volée que le gardien des Hammers aurait dû sortir (3-1, 69e).

L'accolade de Ljungberg à Pépé à sa sortie à la 88e minute était lourde de signification.

Titularisé alors qu'il semblait en situation d'échec sous Emery, la fraîcheur et le sens de la provocation de l'ailier, dans un jeu plus direct, est une piste prometteuse pour Arsenal dont ça a été longtemps l'ADN.