"Je me sens solide", dit Zidane

AFP

"Je me sens solide" sur le banc du Real Madrid, a déclaré samedi Zinédine Zidane en dépit de la défaite subie mercredi à Paris en Ligue des champions (3-0), se disant "persuadé" du rebond de son équipe dès dimanche contre Séville, leader de Liga.

"Si je devais vous lire, je serais déjà viré", a ironisé l'entraîneur français face aux journalistes en conférence de presse. 

"Moi, tout cela ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est ce que je vais faire avec mes joueurs. Je me sens solide et on m'a appris à ne jamais baisser les bras. Je vais continuer à travailler, comme je l'ai toujours fait."

Ayant subi face au PSG la pire défaite européenne de sa jeune carrière d'entraîneur, Zidane a essuyé ces dernières heures les critiques de la presse madrilène qui juge inquiétante la trajectoire de son Real Madrid, malgré les 300 millions d'euros investis pendant l'été sur le marché des transferts.

"De toute façon, je ne serai jamais inquiet, l'inquiétude ce n'est pas le problème", a répliqué le technicien triple vainqueur de la C1. "On a fait l'analyse de ce qui s'est passé, maintenant c'est le prochain match qui compte, c'est celui qu'il faut qu'on aille gagner, il faut essayer d'aller gagner le match à Séville sur un terrain difficile", a-t-il dit.

Et alors que le nom de José Mourinho, ancien entraîneur merengue (2010-2013) actuellement sans club a circulé dans les médias en cas d'éventuel limogeage, Zidane a  assuré ne pas se sentir menacé au sein du club: "Non, bien au contraire", a-t-il tranché. "Et si ce n'était pas comme ça, il vaudrait mieux s'en aller."

Toujours privé de nombreux joueurs blessés, son Real Madrid (3e, 8 pts) est contraint de se racheter dès dimanche sur la pelouse de Séville (1er, 10 pts), où Zidane a dit espérer un sursaut d'orgueil.

"Là c'est une défaite, on en a pris trois à Paris, on se dit +c'est grave+... C'est grave, oui, pour celui qui est dehors (le supporteur, NDLR), forcément il n'est pas content de cette défaite, mais (...) aujourd'hui on a l'opportunité de changer ça, en faisant un grand match demain (dimanche). Et je suis persuadé qu'on va faire un grand match demain."