Moutko, obtient gain de cause contre le CIO

Reuters

L'ancien ministre russe des Sports, Vitali Moutko, qui avait été banni à vie des Jeux olympiques par le CIO en décembre 2017, a obtenu la levée de cette sanction devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), a annoncé l'instance jeudi.

Ancien homme fort du sport russe, Vitali Moutko a porté les casquettes de ministre des Sports (2008-2016), notamment au moment des Jeux olympiques de Sotchi en 2014, et de vice-Premier ministre en charge des Sports à partir de 2016, de président du comité d'organisation du Mondial-2018 de foot, ou encore de président de la Fédération russe de football.

Il a été écarté du dossier des Sports dans le gouvernement russe mi-mai 2018, tout en restant vice-Premier ministre en charge de la Construction. En décembre 2018, il a démissionné de ses fonctions de président de la Fédération russe de football, alors qu'il avait renoncé à la présidence du comité d'organisation du Mondial-2018 fin décembre 2017.

Le 5 décembre 2017, en réaction au vaste scandale de dopage institutionnalisé dans le sport russe entre 2011 et 2015, et notamment aux JO-2014, le Comité international olympique avait décidé de suspendre le Comité russe olympique (ROC), sanction levée le 28 février 2018, et de bannir à vie Vitali Moutko, en raison de son implication dans le schéma de dopage.

L'appel de Moutko, âgé de 60 ans, devant le TAS contre cette suspension a été retenu et la sanction du CIO "est écartée", a expliqué l'instance basée à Lausanne, dans son verdict en date du 3 juillet et publié jeudi sur son site internet.

Selon le TAS, les règles 44 ("invitations et inscriptions") et 59 ("Mesures et sanctions") de la Charte olympique ne peuvent servir de "base légale" pour la sanction contre Moutko, notamment parce que l'ancien ministre "n'était et n'est pas un compétiteur olympique, un membre d'une délégation olympique, un arbitre ou un membre de jury".

Cette décision de la plus haute juridiction sportive ne signifie toutefois pas que Moutko pourra automatiquement se rendre aux prochains Jeux olympiques, le TAS expliquant que la décision de son panel "n'affecte pas toute décision future" du CIO vis-à-vis de Moutko "pour toute édition spécifique des Jeux olympiques".