Liverpool, le couac

Reuters

C'est la crise à Liverpool. Les promesses du début de saison, portées par un jeu offensif et emballant, se sont envolées en l'espace d'un mois où les Reds ont tout gâché: huit rencontres, quatre défaites, trois nuls et une seule victoire... face à Plymouth, une formation de quatrième division. Battus le week-end dernier par Swansea (2-3), alors lanterne rouge, les hommes de Jürgen Klopp ont sans doute dit adieu au titre. Cette semaine, ils été sortis de la League Cup par Southampton (0-1), aux portes de la finale, puis de la FA Cup par Wolverhampton (1-2).

C'est donc le 18e de Premiership, la deuxième division anglaise, qui est venu s'imposer samedi après-midi à Anfield. Liverpool a débuté la rencontre avec une formation partiellement remaniée, mais cela n'explique pas les largesses défensives exploitées par Stearman (1e), de la tête sur coup franc, puis par Weimann (41e), en contre-attaque. Les entrées successives de Coutinho, à la pause, puis celles de Sturridge et Can ne changeront pas grand-chose, même si la réduction de l'écart signée Origi (86e) entretiendra un espoir de come-back en fin de match.

Cela fait donc trois défaites consécutives à domicile pour Liverpool, ce qui n'était jamais arrivé à Klopp depuis son arrivée en Angleterre, ni même lors de son passage à Dortmund. La dernière fois, c'était avec Mayence en 2007. L'absence de Sadio Mané, parti à la CAN, et le rendement moindre de Philippe Coutinho, de retour de blessure, mettent en lumière les carences d'une équipe qui aurait besoin d'un vrai gardien (Mignolet ou Karius ne convainquent pas) et de deux ou trois renforts en défense. Les Reds vont devoir relever la tête et tout miser sur le championnat. Ils sont quatrièmes, derrière un Chelsea intouchable, un Tottenham en pleine bourre et un Arsenal plus complet et expérimenté. Et derrière, il y a les deux clubs de Manchester qui poussent et ne manquent pas d'arguments. Le tableau s'est clairement noirci.