La Russie ne veut pas perdre son siège à la Fifa

AFP

Le directeur général du comité d'organisation du Mondial-2018 de football s'est dit prêt vendredi à remplacer le vice-Premier ministre russe Vitali Moutko au Conseil de la Fifa, pour que la Russie ne perde pas sa place.

Alexeï Sorokine "a affirmé qu'il pourrait présenter sa candidature au poste", a déclaré à l'AFP Anton Lissine, le porte-parole du comité d'organisation de la Coupe du monde 2018, organisée en Russie.

"En théorie, un tel mouvement est possible", a déclaré Alexeï Sorokine à l'agence de presse russe R-Sport.

"Le plus important pour la Russie est de ne pas perdre sa place dans le Conseil. La Fédération russe de football prendra une décision dans cette affaire".

Membre depuis 2009 du Conseil de la Fifa, Vitali Moutko était candidat à un nouveau mandat au sein de cette instance qui définit les grandes orientations et la stratégie du football mondial et réunit des représentants de chaque confédération.

Il a été déclaré le 10 mars "non éligible" à un nouveau mandat en raison de son poste de vice-Premier ministre russe, qui présente "des risques d'interférence et de conflit d'intérêt possibles au regard du statut de la Fifa et de l'article 14 du code d'éthique" de la Fifa.

Cinq autres candidats ont déjà été présentés par l'UEFA pour briguer les cinq sièges au Conseil de la Fifa réservés à la confédération européenne. Il s'agit du Hongrois Sandor Csyani, du Chypriote Costakis Koutsokoumnis, du Monténégrin Dejan Savicevic, de l'Islandais Geir Thorsteinsson et de l'Allemand Reinhard Grindel.