Euro 2016 - Irlande du Nord-Allemagne: O'Neill veut "rendre ce match mémorable"

Reuters

L'entraîneur de l'Irlande du Nord Michael O'Neill a invité lundi ses joueurs à "savourer" le match du groupe C de l'Euro-2016 contre l'Allemagne, mardi, en espérant qu'il le rendront "encore plus mémorable" en décrochant leur qualification pour les huitièmes de finale.

Q: A la veille d'un match historique pour le football nord-irlandais, sentez-vous la tension monter?

R: "Je ne crois pas qu'il y ait de la tension. C'est un moment très spécial, comme lorsqu'on s'est qualifiés (pour l'Euro) en octobre. Maintenant on a la chance de jouer les champions du monde à Paris. C'est une opportunité pour nous tous, et il faut avant tout prendre du plaisir, le savourer. Lorsqu'on regarder en arrière nos carrières, c'est quelque chose qui restera dans notre mémoire très longtemps. Mais, pour rendre ça encore plus mémorable, il faut qu'on obtienne un bon résultat et qu'on se qualifie pour le tour suivant".

Q: Contre l'Ukraine, vous aviez changé cinq titulaires, réservez-vous encore des surprises pour mardi?

R: "Beaucoup de monde a été épaté par ces changements, mais les journalistes bien documentés savent que l'équipe qui a démarré contre l'Ukraine était la même que contre la Grèce pour le match qui nous a permis de venir ici. Faire rentrer un joueur avec 101 sélections au poste d'arrière droit ou un joueur de Premier League comme arrière gauche, je ne trouve pas ça si stupéfiant que ça. Il y a des circonstance différentes pour chaque match. Les équipes comme l'Allemagne peuvent venir dans ce tournoi et se préparer à jouer sept matches avec la qualité de leur effectif. Nous ne pouvons pas nous le permettre. On doit se préparer match par match".

Q: Votre équipe est très populaire en France, cela vous aide-t-il?

R: "C'est bon à savoir. Les joueurs se plaisent ici. On a un camp de base formidable dans le Beaujolais, au nord de Lyon. Les gens ont été très amicaux avec nous. Comme j'ai dit aux joueurs, tout le monde a son équipe préférée, mais quand une petite équipe réussit bien, elle peut devenir la deuxième équipe préférée de beaucoup de gens. On est arrivé dans ce tournoi sans arrogance, on n'est pas blasés, on est humbles, on travaille dur, mais on a aussi des objectifs qu'on veut atteindre. J'espère que demain notre performance nous vaudra de nouveaux amis et le droit de continuer dans le tournoi".

Q: Vous pourriez rencontre la France en huitième, ça vous plairait?

R: "Pour le moment, je dois encore passer ce tour contre l'Allemagne, après on s'occupera de la France. Jouer contre la France à Lyon, ce serait presque comme un match à domicile. Ce serait énorme pour nous, j'en serais ravi. Mais pour être tout à fait honnête, on ne regarde pas si loin, on est complètement concentrés sur ce qu'il faut faire demain pour être dans les seize derniers".

Q: Certains disent que le passage de 16 à 24 équipes réduit l'intérêt de l'Euro, qu'en pensez-vous?

R: "Quand septembre arrivera et qu'on jouera le premier match des éliminatoires pour le prochain Mondial en République Tchèque, on sera meilleurs grâce à l'expérience acquise ici, cela ne fait aucun doute. Nos joueurs, qui essayent encore d'avoir une carrière en club digne de ce nom, auront déjà joué dans un tournoi majeur. On n'avait pas participé à un tel tournoi depuis 30 ans. Pour les jeunes au pays, ce sera une source d'inspiration et ça nous aidera à bâtir de meilleures structures. Je ne crois pas que l'élargissement à 24 équipes ait dilué le tournoi. On disait que ça favoriserait les grands pays, mais nous sommes là, l'Islande est là, l'Albanie est là, et les Pays-Bas ne sont pas là, la Grèce non plus... C'est une bonne chose parce que ça donne de l'espoir aux petites nations et on en a besoin. Grâce à cela, l'Irlande du Nord sera mieux préparée pour les campagnes à venir".

                 

Propos recueillis en conférence de presse