Sainz le plus rapide, Vettel sort aux essais de Barcelone

Reuters

Carlos Sainz Junior (McLaren-Renault) a réalisé le meilleur temps de la deuxième journée de la seconde semaine des essais hivernaux de Formule 1, mercredi sur le circuit de Barcelone au cours d'une séance marquée par une sortie de route de la Ferrari de Sebastian Vettel.

Celle-ci a provoqué une interruption des essais de l'ordre de 45 minutes en fin de matinée, le temps que les commissaires de piste dégagent la voiture qui a tiré tout droit dans une des grandes courbes du circuit.

Interrogé sur les raisons de cette sortie de route, le pilote allemand est resté évasif. "Nous ne savons pas", a-t-il répondu, évoquant cependant un "problème avec l'accélérateur", lors d'un point presse.

"Je n'avais plus le contrôle" de la voiture, a-t-il ajouté, indiquant que l'équipe "essayait de comprendre" ce qui s'était passé. "Ce n'est pas idéal", a-t-il déploré à propos du temps perdu dans le programme de développement fixé pour ces quatre jours d'essais qui ont commencé mardi et s'achèveront vendredi. 

"Après l'impact, il y avait pas mal de dégâts que nous devons réparer", a-t-il précisé alors qu'il partage le volant de la voiture présente à Barcelone avec son jeune et nouveau coéquipier monégasque Charles Leclerc.

La Ferrari n'a pu reprendre la piste qu'en toute fin de journée pour un tour non chronométré aux mains de ce dernier mais Vettel a toutefois, avant son accident, réalisé le troisième temps de la journée derrière le Mexicain Sergio Perez (Racing Point-Mercedes).

Du côté des autres pilotes, l'Australien de Renault Daniel Ricciardo a souligné que les températures, fraiches le matin avec un réchauffement rapide en cours de journée, influaient beaucoup sur le comportement de la voiture. "Les températures au cours de la journée font plus de différence que le développement de la voiture par rapport à la semaine dernière", a estimé Ricciardo, passé de Red Bull à Renault pour la saison à venir qui s'ouvrira le 17 mars avec le Grand Prix d'Australie.

Interrogé sur les développements apportés à la nouvelle monoplace depuis la précédente session d'essais, l'Australien a indiqué qu'il ne s'attendait pas à quelque chose de "massif" mais qu'il continuait de s'habituer à sa nouvelle monoplace. Il a tourné le matin avec les pneus les plus durs proposés par le manufacturier Pirelli ce qui expliquait sa performance en retrait (le dernier temps) par rapport aux autres pilotes en piste.

                  
Interrogations pour Mercedes 

                  
Selon lui, les équipes qui ont terminé la saison 2018 sur les trois premières marches du podium final, à savoir Mercedes, Ferrari et Red Bull, ont encore "de la marge" sur les autres et la lutte juste derrière eux va être serrée, comme en 2018, saison que Renault a terminé en 4e position. 

Daniel Ricciardo a toutefois rappelé que ces essais ne permettaient pas de comparer directement les voitures les unes aux autres compte tenu des différences de températures dans la journée ou encore du type de pneus utilisé. "Nous ne saurons que lors de la première séance de qualification" du GP d'Australie, a-t-il résumé.

Du coté de Mercedes, un point presse prévu avec le patron de l'équipe Toto Wolff a été annulé sans explications alors que les interrogations se font de plus en plus vives sur d'éventuels problèmes de mise au point que rencontrerait la nouvelle flèche d'argent. 

Les deux pilotes, le Britannique Lewis Hamilton --champion du monde en titre-- et le Finlandais Valtteri Bottas ne s'exprimeront devant la presse respectivement que vendredi et jeudi mais leurs temps réalisés mercredi (le 8e pour Bottas, le 9e pour Hamilton) n'ont pas contribué à dissiper les inquiétudes.

D'autant plus qu'Hamilton a fait état dans un communiqué de Mercedes en fin de journée de "quelques écueils (...) que nous essayons de résoudre aussi bien que possible en en comprenant les causes, ce qui est exactement le but de ces journées de tests".