CAN 2019 : démission du patron de la fédération égyptienne

Reuters

Le président de la Fédération égyptienne de football (EFA), Hani Abou Rida, a présenté "sa démission" et "limogé" toute l'équipe technique de la sélection nationale après son élimination surprise samedi en 8e de finale de la Coupe d'Afrique des Nations, selon un communiqué.

Cette décision répond à "une obligation morale" selon M. Abou Rida, après la défaite 1-0 inattendue face à l'Afrique du Sud, a précisé l'EFA.

"L'équipe technique et administrative a été renvoyée dans sa totalité après avoir déçu les supporters du football égyptien", a-t-elle ajouté.

Avant son limogeage, le sélectionneur mexicain Javier Aguirre s'était dit plus tôt "responsable du résultat", évoquant, après la rencontre, "une nuit triste".

L'Egypte accueille depuis le 21 juin et jusqu'au 19 juillet la CAN 2019. Le pays hôte, emmené par son joueur vedette Mohamed Salah, faisait figure de favori. Son élimination a provoqué un choc chez les supporters et dans le monde du football local.

Tous les membres du conseil d'administration de la fédération ont également été invités à présenter leur démission. Certains ont rapidement répondu à cet appel, selon des communiqués de l'EFA.

M. Abou Rida reste néanmoins à son poste de président du comité d'organisation de la CAN, au nom de "la responsabilité nationale", a ajouté l'EFA dans son communiqué.

Agé de 65, M. Abou Rida dirigeait la fédération depuis 2016. Ses trois années de règne sur le football égyptien ont été marquées par de nombreuses polémiques, en particulier le fiasco de la Coupe du monde 2018.

Les Pharaons avaient été éliminés du Mondial en Russie avant les 8e de finale, perdant tous leurs matches en phase de poules. La gestion du camp d'entraînement à Grozny avait notamment été pointée du doigt par les observateurs et les supporters.

La fédération était également entrée en conflit avec Mohamed Salah qui l'avait accusée d'utiliser son image en Egypte de manière abusive.

Récemment, la réintégration d'un joueur exclu à la suite d'accusations de harcèlement sexuel avait également provoqué une polémique sur les réseaux sociaux, où les critiques contre la fédération sont récurrentes.