Les Merengue restent unis autour de Xabi Alonso
L'entraîneur madrilène garde la tête froide avant la réception de Manchester City ce soir en Ligue des Champions même s'il a conscience que la pression pourrait s'accentuer sur ses épaules en cas nouvelle contre-performance.
Le Real Madrid aborde l'hiver dans la tempête après une nouvelle sortie de route à domicile face au Celta Vigo en championnat (0-2). Depuis ses trois succès acquis fin octobre face à la Juventus (1-0), à Barcelone (2-1) puis au FC Valence (4-0), la Maison Blanche souffle le chaud et surtout le froid.
Il y a eu deux beaux succès, à l'Olympiakos (3-4) et à Bilbao (0-3), mais surtout trois nuls face au Rayo Vallecano (0-0), Elche (2-2) et Girona (1-1) et deux revers, contre Liverpool (1-0) et donc Vigo dimanche. A l'approche de la trêve hivernale, le Real Madrid de Xabi Alonso se cherche encore, et le cas de l'entraîneur espagnol n'a pas manqué de revenir sur la table ces derniers jours.
Concentré sur Manchester City
Arrivé en mai 2025 avec la lourde tâche de succéder à Carlo Ancelotti, l'ancien milieu de terrain vit son premier début de crise après un début de saison globalement satisfaisant, avec en point d'orgue ce succès face au FC Barcelone il y a un mois et demi.
La mécanique s'est enrayée depuis, surtout en championnat, où le Real Madrid compte désormais quatre points de retard sur le Barça. Mais Xabi Alonso reste lucide même si les rumeurs qui mettent déjà sa tête à prix se font de plus en plus insistantes.
« On est dans un club où tout le monde est uni », a-t-il déclaré avant le choc de ce soir. « Quand tu es entraîneur du Real Madrid, tu dois être préparé pour aborder ce type de situation. Avec calme, responsabilité et humilité. C'est comme ça que je me sens. Et j'ai hâte de tout ce qui arrive. Ça commence sur ce match. On sait qu'on peut renverser la vapeur très vite. On comprend la colère, mais dans notre tête, on a déjà oublié le Celta Vigo et on ne pense qu'à Manchester City. C'est la Ligue des Champions. En bien comme en mal, le point de vue des gens peut rapidement changer ».
Changer d'identité de jeu demande du temps, et le technicien de 44 ans assure que son équipe continue de progresser, match après match. Aurélien Tchouameni s'est employé à délivrer le même discours visant à renforcer la cohésion du groupe autour de son coach. Pas question de lâcher. « On est tous ensemble, tous unis. Si on veut gagner des matchs, on doit se battre avec l'entraîneur, avec l'équipe, aller dans la même direction », a souligné le milieu international français. « Après, c'est nous qui sommes sur le terrain et qui devons mieux faire les choses. On a là une bonne opportunité pour changer un peu la dynamique et continuer à prendre des points en Ligue des Champions ».
En mission commando... avec des troupes décimées
Pour ce qui est désormais un classique de la Ligue des Champions, puisque les deux équipes se sont affrontées lors des quatre dernières éditions (en phases finales), les Madrilènes vont devoir sortir le grand jeu pour espérer inverser la tendance. Xabi Alonso doit en effet faire face à une pluie de blessures, puisque pas moins de sept joueurs sont d'ores et déjà absent : Dani Carvajal, Trent Alexander-Arnold, Dean Huijsen, Éder Militão, David Alaba, Ferland Mendy et Eduardo Camavinga.
Mais ce n'est pas tout, la plus grande incertitude concernait Kylian Mbappé. Grand artisan de la victoire 3-1 lors de la dernière confrontation entre les deux formations en février dernier en barrage retour pour les huitièmes de finale avec un triplé mémorable, Kylian Mbappé reste le danger numéro 1 du dispositif de Xabi Alonso, au moins autant que l'est Erling Haaland pour Pep Guardiola à City. La bonne nouvelle, pour le Real, c'est que le Français a reçu le feu vert du staff médical.
En face, City ne se résume pas pour autant à son buteur norvégien. C'est également une formation qui promet de faire plus que rivaliser dans la bataille pour la possession. Derrière Paris, c'est tout simplement l'équipe qui a eu le plus souvent le ballon dans les pieds depuis le début de cette phase de groupes (61% du temps). C'est également l'équipe qui fait le mieux vivre le ballon, avec 92.4% de passes réussies, le meilleure pourcentage de toute la C1.
La mission s'annonce relevée, et la lutte s'annonce technique, physique, mais aussi mentale. Xabi Alonso garde la tête haute, et espère que le reste des joueurs valides suivra. « On est mentalement prêts pour faire face à tout ce qui se présente à nous. L'équipe est unie et tout le monde est convaincu qu'on peut gagner ce match. Personne n'a de doute, à nous de livrer un bon match, avec du rythme, la bonne intensité, qu'on soit compétitif. Là dessus, je n'ai aucun doute ».








