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Arsenal – Aston Villa : la revanche éclatante, les doutes envolés
Défait dans les dernières secondes il y a moins d’un mois à Birmingham, Arsenal retrouvait Aston Villa ce mardi à l’Emirates avec une idée claire : se venger et frapper fort. Mission accomplie. Les Gunners ont surclassé leur bourreau (4-1) et envoyé un message clair à la concurrence.
Le 6 décembre dernier, la Premier League avait basculé à Villa Park. Un but tardif d’Emiliano Buendía avait fait tomber le leader londonien, laissant les Gunners groggy, étendus sur la pelouse, victimes d’un scénario cruel. Cette défaite, seulement la deuxième de la saison, avait brièvement fissuré une équipe jusque-là souveraine et relancé la course au titre.
Un mois plus tard, le contexte est tout autre. Si les hommes de Mikel Arteta s’étaient relancés par une série de victoires sans toujours convaincre, cette fois le contenu a rejoint le résultat.
Tout n’a pourtant pas été simple. La première période a rappelé pourquoi l’équipe d’Unai Emery a si souvent fait dérailler Arsenal ces dernières saisons. Les Villans ont été intelligents dans leurs déplacements sans ballon, dangereux en transition et imposant leur rythme. Mais, comme souvent cette saison, les joueurs de Mikel Arteta ont encaissé les coups sans rompre.
Mieux, au retour des vestiaires, ils ont assommé Aston Villa. À la 48e minute, Gabriel ouvre le score sur un coup de pied arrêté, confirmant que Arsenal est le spécialiste du genre depuis deux saisons. Mais le but qui change tout arrive quatre minutes plus tard. Martin Zubimendi surgit et double la mise. Le coup est terrible pour Villa.
Ce break enlève toute énergie aux visiteurs et libère enfin un public habitué à stresser jusque dans le "money time".
Arsenal balaie ses démons
Face à une équipe de Villa pourtant en pleine forme avec 11 victoires d'affilée, Arsenal déroule, et Leandro Trossard marque le troisième but puis offre le quatrième. Le voilà proche du "double-double" avec 10 buts et 9 passes cette saison. Les Londoniens font preuve de maîtrise, de tranchant offensif et, surtout, de sérénité mentale. Là où ils avaient vacillé en décembre, ils ont cette fois appuyé là où ça fait mal, punissant chaque approximation adverse pour s’imposer largement 4-1 dans un Emirates Stadium en fusion.
Quelques semaines plus tôt, Thierry Henry avait résumé le mal des Gunners : « Quand on n’a jamais rien gagné, la peur de gagner peut être plus forte que la peur de perdre. » Ce mardi soir, Arsenal a justement montré l’inverse. Pas de crispation, pas de calcul, mais une équipe sûre de sa force, capable de répondre présent dans un rendez-vous capital.
« On peut sentir le sang, mais ensuite il faut vraiment le saisir, et c’est ce que nous avons fait. Individuellement, il y a eu d’énormes performances. Nous avons été très efficaces dans les trente derniers mètres, et c’est ce qui a fait la différence » estime l'entraîneur des Gunners. « Quand il y a un déclic, c’est toujours une combinaison de facteurs. Nous avons été plus agressifs, plus déterminés, avec un meilleur timing. Dans un marquage individuel, gagner son duel — oui ou non — c’est souvent ce qui fait tout basculer. »
Un statut de patrons à assumer
Avec ce succès éclatant, Arsenal met à distance Aston Villa et conserve son fauteuil de leader, maintenant Manchester City sous pression. Plus qu’une simple victoire, ce 4-1 ressemble à un tournant psychologique :
les doutes nés en décembre semblent balayés, et les Gunners assument enfin leur statut de patrons.
« Pour continuer à gagner, il faut gagner dans des contextes différents. Parfois, on mérite de gagner largement et on ne le fait pas, alors on gagne avec de petites marges. Aujourd’hui, l’écart n’était peut-être pas énorme dans le jeu, mais nous l’avons créé grâce à notre efficacité et notre cruauté dans la surface adverse. Et tout cela, malgré beaucoup de blessures » souligne Arteta.










