US Open : Intouchable, Djokovic redevient roi de New York

Reuters

Vainqueur de Wimbledon en juillet dernier après plus de deux années de disette en Grand Chelem, et ce alors qu’il avait remporté les quatre Majeurs à la suite entre juillet 2015 et juin 2016, Novak Djokovic n’aura pas attendu longtemps avant de confirmer ce succès inattendu sur le gazon londonien. Débarqué à New York avec cette fois l’étiquette de favori, le Serbe aura su tenir son rang tout au long de la quinzaine à Flushing Meadows, parachevant ces deux semaines par une superbe victoire sur Juan Martin del Potro en finale.

Car si l’ancien numéro un mondial avait jusqu’alors parfois soufflé le chaud et le froid sur les courts new-yorkais, profitant d’un tableau conciliant jusqu’en demi-finale, il a offert une véritable démonstration face à l’Argentin. Au point de mener 6-3, 3-1 avant une réaction d’orgueil du vainqueur de l’US Open 2009. Le Serbe, après avoir vu son adversaire égaliser à 3-3, parvenait certes à remporter sa mise en jeu après un jeu long de 20 minutes, mais se retrouvait peu après en fâcheuse posture dans le tie-break, mené 3-1 après une nouvelle fulgurance de l’Argentin. Las, ce dernier enchaînait avec un coup droit dans le filet et laissait passer sa chance, Novak Djokovic n’en demandant pas tant pour mener deux manches à rien.

L'égal de Pete Sampras

C’en était trop pour Juan Martin del Potro, qui, face à la défense du Serbe, prenait de plus en plus de risques et lâchait définitivement prise dans la dernière manche. Après 3h15' de jeu dont 1h35' pour la seule deuxième manche, 32 coups gagnants pour 38 fautes directes et surtout 4 balles de break converties sur les 7 obtenues – contre 2 sur 6 pour l’Argentin - Novak Djokovic pouvait tomber à terre et savourer son 14e titre du Grand Chelem. Une victoire qui en fait l’égal de Pete Sampras et lui permet de se rapprocher de Roger Federer et Rafael Nadal, respectivement 20 et 17 Majeurs au compteur.

"Je suis quelqu'un qui respecte l'histoire du tennis et tous ceux qui ont tracé le chemin avant nous. Pete Sampras est une des légendes du jeu. Il était mon idole d'enfance", n’a-t-il d’ailleurs pas manqué de rappeler en conférence de presse, ajoutant: "c’est un rêve devenu réalité." Et Novak Dokovic de savourer d’autant plus que, blessé au coude et opéré en début d’année, il a traversé une période difficile. "Si à ce moment-là, vous m'aviez dit que j'allais gagner Wimbledon, Cincinnati et l'US Open, ça aurait été dur à croire", a-t-il convenu, précisant: "Les deux derniers mois ont été incroyables."