Ligue des Champions : Willian, la nouvelle star

Reuters

 

Un poteau, deux poteaux… et enfin la délivrance. A Stamford Bridge le 20 février dernier, Willian pense certainement à une malédiction quand il touche le montant de Marc-André ter Stegen pour la seconde fois en l’espace de huit minutes (33e, 41e). Mais le classieux milieu offensif des Blues n’est pas du genre à renoncer. Et sur une nouvelle tentative aux 18 mètres, son abnégation se voit récompenser.

Ce but, s’il ne suffit aux Londoniens pour s’imposer, est un immense motif d’espoir pour l’armée bleue d’Antonio Conte. Car il permet aux Blues de rester en course pour une qualification en quarts de finale, dans une saison bien loin de répondre aux attentes du champion d’Angleterre en titre.

Chelsea n’a plus que ça

Cinquième de Premier League à 25 points (!) du leader Manchester City, le club de Roman Abramovitch n’est pour le moment même pas dans les clous pour participer à la prochaine C1. Une vraie déception pour la formation anglaise, inexistante lors de sa dernière confrontation face à ces mêmes Citizens (1-0 / 29% de possession…).

Un non-match collectif qui a un peu plus sonné le glas de l’histoire d’amour troublée entre Chelsea et Antonio Conte, dont le nom est cité pour relancer la Squadra Azzurra ou un gros d’Europe à partir de l’été prochain. Mais avant un divorce programmé entre les deux parties, il reste à l’Italien une Ligue des Champions à jouer. Et peut-être à remporter, lui qui n’a jamais dépassé le stade des quarts de finale dans sa carrière d’entraîneur. C’est ici que Willian pourrait entrer en jeu.

L’Europe lui va si bien

Souvent placé sur le banc lors des premiers mois de compétition par le technicien transalpin (13 fois remplaçants en 29 apparitions en Premier League), Willian a pris le pas depuis plusieurs semaines sur Pedro, son concurrent direct dans le onze de départ. Logique au vu de la forme affichée par l’ancien de l’Anzhi Makhachkala et du Shakhtar Donetsk, décisif sur 17 buts lors de ses 18 dernières titularisations. Et sur la scène européenne, le joueur de 29 ans connaît une forme étincelante, avec des ratios souvent meilleurs qu’en championnat (voir plus bas).

De là à en faire le danger numéro 1 des Blues au Camp Nou ? Certainement. Dans son couloir droit ou en s’intercalant entre les lignes plus dans l’axe, le numéro 22 a posé d’innombrables problèmes à la défense catalane lors de la première manche. Vif, percutant et souvent insaisissable sur ses feintes de corps, l’international brésilien (53 sélections), meilleur joueur du match aller, possède un profil très difficile à canaliser. Le Barça a déjà payé pour voir.