La Juventus a contrôlé MU

Reuters

La Juventus a réalisé une excellente opération mardi soir, en allant s’imposer sur la plus courte des marges contre Manchester United (0-1). Un succès on ne peut plus logique pour des Turinois qui comptent désormais cinq points d’avance sur leurs hôtes au classement de ce Groupe H, avant de les recevoir dans deux semaines.

De retour à Old Trafford pour la première fois depuis plus de cinq ans, Cristiano Ronaldo, qui avait inscrit le but vainqueur en mars 2013 lorsqu’il évoluait encore au Real Madrid, à l’occasion d’un huitième de finale retour de Ligue des champions, n’a cette fois pas réussi à trouver le chemin des filets, alors qu’il évoluait en pointe en l’absence de Mario Mandzukic.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé, à l’image de ces deux tentatives tout en puissance : un coup franc repoussé par David De Gea sur Blaise Matuidi (38e), qui n’a pas réussi à conclure, puis une lourde frappe sur laquelle le portier espagnol, dans un grand soir, est de nouveau intervenu (52e). La Vieille Dame, accrochée pour la première fois de la saison samedi par le Genoa (1-1), menait au score depuis la 17e minute, et la quatrième réalisation de la saison dans la compétition de Paulo Dybala.

Pogba sur le poteau

Idéalement placé, l’Argentin concluait une action initiée par Ronaldo, dont le centre pour Juan Cuadrado était repoussé par Chris Smalling sur l’ancien Palermitain (0-1). Les hommes de José Mourinho, un entraîneur portugais arrivé à pied au stade, alors que le bus de MU, pris dans les embouteillages, accusait, encore, un retard de 45 minutes, n’auront eux quasiment pas existé dans le premier acte.

Fringants, mais repris in-extremis samedi sur la pelouse de Chelsea (2-2), ils se sont (un peu) réveillés dans la dernière demi-heure, mais n’auront obtenu qu’une seule réelle occasion. Mais quelle opportunité ! Une jolie frappe brossée du gauche signée de l’ancien Juventino Paul Pogba, qui heurtait le poteau droit de Wojciech Szczesny puis la tête du gardien polonais (75e), alors qu’Anthony Martial, peu en vue, voyait ensuite sa frappe enroulée facilement captée par l’ancien d’Arsenal. Il en aurait fallu (beaucoup) plus pour perturber les invaincus Turinois…